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 Répondre à : Exercice 20 : Narwa Roquen => Commentaire 
De : Estellanara  Ecrire à <a class=sign href=\'../faeriens/?ID=69\'>Estellanara</a>
Page web : http://estellanara.deviantart.com/
Date : Jeudi 13 septembre 2007 à 13:22:00
Le récit commence dans le présent et introduit un flashback qui suscite l’intérêt du lecteur. Les explications sur l’épidémie et ses conséquences culturelles sont assez efficaces mais trop rapides à mon goût. L’introduction explicative sur le background avant le début de l’histoire proprement dite est un procédé assez classique en SF. Ce n’est pas forcément très naturel mais ça me paraît difficile à éviter dans ce cas.
Plusieurs points m’ont posé problème dans ton exposé. La suppression des livres aurait du donner lieu, je pense, à de plus amples explications. En effet, si l’état entreprenait de détruire les livres, j’ose espérer que l’opposition serait forte et que des rebelles s’efforceraient d’en sauver le plus grand nombre possible dans la clandestinité. Et les copies numérisées, qui existent déjà à l’heure actuelle en quantité, continueraient de circuler. Les connaissances contenues dans les livres ne disparaîtraient donc pas. En effet, comment contrôler Internet ? Ou alors, il faut que ton gouvernement aie mené à grande échelle une campagne pour convaincre la population de la dangerosité des livres mais, là encore, il y aurait eu résistance.
Il y a apparemment une limitation drastique des libertés individuelles et une montée de la religion dans ton monde. Sur combien de temps cette évolution se produit-elle ? N’y –a-t-il pas des heurs avec la population ?
L’interdiction des substances addictives me pose problème également. En effet, je n’ose imaginer les émeutes de fumeurs en manque si on interdisait le tabac !
La maîtrise de l’information et de la culture semble être la pierre angulaire de la tyrannie. Ainsi qu’une très forte répression. J’ai un doute sur la vie « paisible » dans des circonstances pareilles... Il me semble que ces successives interdictions auraient du donner lieu à de violents conflits, une guerre civile pratiquement, et donc à des épisodes de répression massive et très violente. Une police de l’esprit, basée peut-être sur les psys a sans doute du apparaître pour faire respecter les nouvelles lois.
Le narrateur de ton paragraphe explicatif est donc totalement extérieur à la colonie ?

La description de la naissance du sentiment amoureux et des états d’âme qui en résultent est précise et crédible. Mais l’héroïne ne devrait-elle pas se rendre compte de ce qui lui arrive ? Le choix d’un amour lesbien confère une note d’originalité.
J’ai trouvé la transition entre verbes au passé et verbes au présent un peu abrupte dans la scène de la transe de guérison.
Dans la phrase « où je lis à la fois de la confiance et de l’admiration », n’est-ce pas plutôt « lus » ?
Bien que n’ayant jamais eu de coup de foudre au sens propre, j’ai trouvé la description de ses effets euphorisants réaliste et parfaitement crédible. De même, les réflexions de l’héroïne sur Ambre m’ont semblées très appropriées. Elle se trouve des points communs avec Ambre, une sensibilité commune mais en même temps, leurs personnalités opposées se complètent, l’héroïne étant plutôt sérieuse et Ambre passionnée, d’où le titre de la nouvelle. Tu dessines subtilement le contraste entre les deux femmes, avec Livia en papillon sage attiré par la flamme. Et Livia respectueuse des lois et Ambre rebelle.
C’est rigolo, mais dans cette même veine des contrastes, le synopsis que j’avais en tête pour cet exercice aurait pu s’appeler « L’ombre et la lumière ».

De même, il me paraît parfaitement logique que les sentiments nouveaux de Livia changent sa façon de considérer son mari et qu’elle remarque qu’il n'est plus le même depuis leur mariage. Cependant, je trouve étrange qu’elle ne se sente coupable à aucun moment. Le mari qualifié d’aimant en début de récit est trahi. Soudainement, il est devenu répugnant. Cela m’a un peu gênée. Il est la victime de cette situation autant que Livia. Cela ne devrait-il pas poser un problème de conscience à Livia ? N’était-elle pas amoureuse de son mari, était-elle malheureuse ? On peut supposer au minimum que ce ne devait pas être une relation bien passionnée et qu’elle s’ennuyait. Le coup de foudre est alors vécu comme une révélation, un rayon de lumière soudain dans un paysage morne. Mais Livia n’hésite pas à s’engager à corps perdu dans cette passion. Elle ne songe à aucun moment qu’elle peut briser sa famille, perdre ses enfants ? Ou alors, peut-être, toute à son obsession, ne réalise-t-elle pas ?

« Son sourire aurait arrêté une guerre. » Rhôôô, c’est joli, ça ! J’adore les belles phrases !

« Unifiée. Je n’étais plus séparée. » cette phrase me fait penser au mythe des âmes soeurs.

La description de la danseuse durant son spectacle est très jolie. Chaque mot est bien choisi. On partage parfaitement les sentiments et impression de Livia. La phrase « Je l’ai vue danser, reine parmi les hommes. » exprime habilement le fait que Livia s’est échappée de son quotidien, que ses pensées sont ailleurs.
C’est exactement ce que je n’arrive pas à faire dans mes nouvelles, faire partager les sentiments de mes héros... Et ce n’est pas faute d’essayer. J’ai vibré avec Livia durant ce récit et, sachant comme il est difficile d’émouvoir son lecteur, je ne t’admire que d’avantage d’y parvenir.

Je n’ai pas bien compris pourquoi Livia s’inquiétait pour Ambre, pourquoi elle cherchait à ce point à la protéger. Que risquait-elle ? « et puis, notre secret... » lequel ? J’ai du raté un truc au passage. A moins que Livia ne s'imagine des dangers afin de justifier sa surveillance...
Le passage sur l’enfance malheureuse de Livia jette un nouvel éclairage sur sa personnalité. Elle a cruellement manqué d’amour, de sentiments en général. Son mari n’aura apparemment pas réussi à la combler à ce niveau. Cela explique sa réaction très forte envers Ambre.
A mesure que l’obsession s’empare d’elle, ne se rend-elle pas compte qu’elle est amoureuse ? Ce sentiment est-il à ce point inconnu d’elle ? Remarque, c’est possible dans ce monde où les contacts sont proscrits et où la froideur doit prédominer.
Livia voit l’être aimé partout, la pensée magique prend le contrôle de sa psyché. Elle s’imagine en ange gardien. C’est bien vu.

« Son pas alerte était une danse joyeuse dont il me semblait entendre la musique. » Ca aussi, c’est une jolie phrase !

Il est logique que la révélation de l’amour aie lieu quand elle s’aperçoit que Ambre en aime un autre.
N’empêche, le mari, il est drôlement bien et ça me paraît d’autant plus injuste pour lui ce qui se passe...
La fin est très belle. Pour un peu, ça m’aurait tiré une larme. Je ne suis pas spécialement fan des histoires romantiques d’habitude mais ton style sûr, au vocabulaire riche et aux métaphores bien choisies fait tout passer comme une fleur !

Est', qui va s'attaquer au 21.

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