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De : Maedhros ![]() Date : Samedi 19 septembre 2009 à 12:56:59 | ||
Bel exercice de style ! Une forme de jeu qui pétille comme un feu d’artifice. J’ai retrouvé cette jubilation oratoire qui habite littéralement « la horde du contrevent », pour moi un ouvrage définitivement culte. Cette façon de réinventer élégamment les mots, jouant avec leurs sonorités et leurs doubles sens, cette fascination du contre appel, le vertige des homophonies, la tentation de la résonance et des allitérations... Oui, c’est assez bluffant et il faut aimer les mots pour leur faire dire ce qu’ils ne sont pas, sans que cela ne ternisse leur harmonie! Je connais fort mal Husserl l’Aryen et j’ai bataillé un moment pour m’imprégner de son Epoché moniale. Trop allemand pour moi qui me suis nourri à d’autres mamelles, plus au sud, là où la mer se marie comme nulle part ailleurs avec la pierre. Et puis il y a cette parenthèse qui ouvre et qui ferme ce texte sans l’expliquer. Singulièrement, on y trouve aussi un bateau perdu et un équipage décimé, ne sachant plus très bien si la route empruntée les ramène au port ou les chasse des parages marins! La dernière phrase résume bien l’ensemble. Est-ce la fameuse réduction phénoménologique ? M Ce message a été lu 7482 fois | ||