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 WA n° 97, suite et pas fin Voir la page du message Afficher le message parent
De : Narwa Roquen  Ecrire à Narwa Roquen
Date : Jeudi 29 septembre 2011 à 22:42:25
LA COUPE DES SEPT MONDES (suite)







Le Stadium Paradis était plein comme un oeuf. C’était le match d’ouverture. Les Dragons contre les Tigres de Rosbiffa, une planète lointaine, isolée, qui vivait essentiellement des échanges commerciaux qu’entretenaient ses vaisseaux rapides avec tout le Multivers. Un peuple fourbe, trapu, taiseux, rude à l’impact et prêt à toutes les ruses pour remporter sa deuxième Coupe. Tandis que le peuple se massait dans les tribunes au sol, maquillé aux couleurs de son équipe et agitant les drapeaux à son emblème, les officiels et les riches gagnaient lentement, par l’escalator géant, les places plein-ciel dont les immenses baies vitrées étaient disposées en vis-à-vis, sur chaque longueur, à trente mètres au dessus du sol. Dans la loge VIP, le Président Boudjellak et le Président Tomsk, de Leices, échangeaient des grimaces en forme de sourires fair-play.
L’arbitre et ses deux assesseurs survolaient déjà le terrain dans leurs monoplaces. La foule du bas se leva avec des hurlements déchaînés quand les deux équipes entrèrent sur la pelouse : à gauche, les Dragons dans leur combinaison bleue portant l’emblème d’or sur la poitrine, et à droite, les Tigres en vert et rouge, dont l’animal aux dents cruelles ricanait en blanc brillant sur le maillot rayé. Novetz avait eu beau insister, Kallhydra avait raccourci la longue robe bleue pour qu’elle ne couvre que le genou, et elle était pieds nus, et sans cales ! En face, Flooditch, le redoutable Souffleur des Tigres, arborait fièrement sa nouvelle chasuble vert et rouge, dessinée pour lui par un couturier d’Elysée, la planète de la mode, bijoux et accessoires. « Sur Elysée, vous serez transformés ! », tel était leur slogan. La coupe ample et les épaulettes à franges rouges rehaussaient encore son aspect massif. Face à cette armoire sur pattes, Kallhydra avait l’air si fluette...
« Pas grave si on perd », pensa Novetz en tripotant nerveusement son micro. « Il reste encore cinq rencontres préliminaires avant les demi-finales. Mais, nom d’une carpe lubrique ! c’est le match d’ouverture ! »
Les deux équipes s’élancèrent et les Dragons gagnèrent la Butte. Dans la pente, les guerriers bataillaient dur.
« Cinq hommes à terre chez les Tigres », annonça l’arbitre, quatre chez les Dragons. Cessez le combat. Soufflez ! »
Flooditch lança sa bête féroce, aveuglante d’un blanc pur, la gueule ouverte découvrant des crocs rouge sang. En face, un petit Dragon doré, ridicule dans sa minceur... Un goujon face à une baleine. Novetz se força à garder les yeux ouverts. Le Dragon s’envola, souple comme une anguille, virevoltant et pirouettant dans l’azur, échappant sans peine aux attaques puissantes du prédateur blanc. Le Coach regarda son chronomètre. Presque une minute...
« Nom d’un bro... Elle est... maligne ! »
A quatre-vingts secondes, le visage écarlate et le front trempé de sueur, Flooditch recula et sa créature se disloqua dans les airs. Le petit Dragon doré resta debout, figé au dessus de sa Fontaine.
« Victoire des Dragons de Lagona, 15 à 4 ! »
Novetz se laissa tomber sur sa chaise. Puis tandis que les joueurs rentraient lentement aux vestiaires, il hurla dans son micro :
« Kallhydra ! Qu’est-ce que c’était que ce Dragon minable ? »
La réponse lui fut chuchotée avec une assurance espiègle.
« Eh, je n’allais pas tout leur montrer le premier jour...
- Morue borgne ! Nom d’un filet troué ! La stratégie, c’est moi ! Toi, tu Souffles ! Je... Tu... OK, c’était bien joué. Débriefing dans une heure.
- Merci, Coach. »
Manifestement, elle se foutait de lui. Mais cette satanée femelle avait fait gagner l’équipe, et avec la manière, encore. Nom d’une raie sauvage ! Quelle classe !



« Bienvenue, chers multivisionneurs, sur le plateau de Dixétrans, la chaîne mondiale de Dixé, la planète des arbitres. Nous recevons ce soir, en direct de Lagona, la planète des lacs, Algony, journaliste à Lagosport, Texhianov, responsable des sports sur Glaciovision, Ouanida, correspondant de Mélanhypertrans, et enfin notre cher ami Sigorius, de la verte planète Chloé. Nous avons assisté aujourd’hui à la sixième journée des matches préliminaires, où s’opposaient Lagona et Mélan, Rosbiffa et Glaces, et enfin Noos et Nésée, la planète des Iles. Je pense qu’aucun de mes invités ne me contredira, ce fut une journée passionnante, n’est-ce pas ?
- Sans doute », rétorqua Ouanida avec un air mauvais, « mais largement ternie par cette lamentable erreur d’arbitrage qui nous a injustement privés d’une victoire méritée sur ces misérables Lagoniens !
- Allons, mon cher ami, modérez vos propos... La probité et la compétence des arbitres de Dixé ne sauraient être mises en doute. Nous arbitrons toutes les rencontres depuis les débuts de la Coupe, et personne...
- Ah oui », ricana le Mélanien, « personne n’ignore que vous avez choisi l’arbitrage parce que vous étiez tellement réfractaires aux subtilités du Jeu qu’aucune de vos équipes ne pouvait se qualifier !
- Une page de publicité ! Nous revenons dans quelques instants... »


Novetz baissa le son. Sur le canapé, près de lui, Kallhydra avait l’air absent.
« Qu’est-ce que tu en penses, petite ? Est-ce qu’il y a vraiment eu erreur d’arbitrage ?
- Non, Coach. Non. Dusautak a été le cinquième à tomber, mais il a entraîné son adversaire avec lui dans sa chute. Et après... »
Les larmes lui montaient aux yeux, elle n’en voulait rien montrer, mais elle était à bout. Elle reprit bravement.
« J’ai tenu, Coach. Ses éclairs me trouaient la peau, mais mon Dragon les a encaissés, il a dispersé les nuages, il n’aurait pas pu en jeter un de plus... Mais c’est vrai que je n’aurais pas non plus pu résister très longtemps... »
Elle éclata en sanglots nerveux.
« Tu es épuisée, petite. Je t’ai beaucoup demandé. Le tirage au sort ne nous a ménagé aucun repos jusqu’à maintenant, contrairement aux autres. Mais nous sommes qualifiés pour les demi-finales, et nous avons huit jours sans match. Tu vas pouvoir dormir... Et s’il le faut, je te remplacerai contre le Trèfle. On les a toujours battus... »
Elle secoua la tête.
« Ils ont un nouveau Souffleur, et il est habile... Je serai là. Mais j’ai besoin de retourner à Védarnaz. Besoin de nager dans le lac Perle où j’ai dispersé les cendres de mon grand-père. Là, je trouverai la force.
- C’est un trajet de presque une demi-journée ! Plus le décalage horaire... tu vas rater combien d’entraînements ?
- Le décalage horaire, on le rattrape sur le retour, Coach. Et demain c’est journée de repos. Je ne raterai qu’une séance. Je veux rester deux jours. J’en ai besoin.
- Les espoirs d’une planète reposent sur toi, Kallhydra. C’est une lourde charge...
- Je ne vous décevrai pas, Coach. Laissez-moi partir. Nous gagnerons la Coupe. »



Dans l’astronef, Kallhydra gardait un air distant et renfermé. Puis brusquement elle leva un regard bleu mouillé sur le capitaine Dusautak.
« Je suis désolée, Capitaine. J’ai failli tout faire rater.
- Ne dis pas ça, Kallhydra. Ces merlans sont très forts. Leurs épées sont forgées dans un alliage dont ils ont le secret, et ils arrivent à transpercer nos combinaisons de néokrafe. Ils ont remporté les quatre dernières Coupes, ils sont largement favoris, et leur Souffleur est réputé le meilleur de toutes les galaxies ! Aucune équipe n’avait pu arracher le nul depuis vingt-huit ans !
- Mais je pouvais ! Je sais que je pouvais...
- Kallhydra ! C’est un jeu ! Peut-être que nous gagnerons le trophée, et peut-être pas. Mais Lagona ne s’arrêtera pas de tourner pour autant. C’est un jeu !
- C’est plus qu’un jeu ! », cria-t-elle dans un sanglot de désespoir, avant de fondre en larmes.
La main du jeune homme se posa sur la sienne, forte, douce, réconfortante. La nuit tombait déjà. Huit heures de vol. Quand ils arriveraient, avec le décalage horaire, là-bas, la journée serait bien avancée.



Etrange gamine. Volontaire, méticuleuse, impudique. Généreuse et pleine de délicatesse, et pourtant capable de remettre à leur place d’un seul regard tous les gros du dix.
Elle avait refusé de descendre à l’hôtel de Védarnaz.
« Tout se sait, ici. Ma grand-mère habite à deux kilomètres de la ville.
- Elle doit être fière de toi !
- Le Jeu lui a pris son mari, son fils, et son unique petite-fille. A ton avis ? »
Elle avait monté seule une vieille tente, au bord du lac, en refusant l’aide qu’il aurait été bien en peine de lui apporter. Sans un regard vers lui, impatiente, tendue, elle s’était ensuite précipitée vers le rivage, y avait déposé ses habits en un tas informe et avait plongé.
Elle ne ressemblait pas à ses soeurs. Ni à Nelka, sa puînée, préoccupée de toilettes et de maquillage. Ni à Devena, toujours le nez dans les livres. Peut-être un peu à Ania, la petite dernière, sa préférée, qui courait, sautait, dansait sans arrêt, et se passionnait pour le Jeu.
« Capitaine, je te la confie », avait décrété Novetz. Tu as trois soeurs, non ? Et je sais que tu es un gars sérieux. »
Le message était clair.
Cela faisait une heure, maintenant, qu’elle nageait dans cette eau où il n’avait pu tremper qu’un orteil horrifié. Glaciale ! Et elle plongeait, disparaissant pendant de petites éternités... Il se levait, aussi effrayé à l’idée de la perdre qu’à celle de devoir se mouiller pour lui porter secours. Elle refaisait surface, il se rasseyait.
Le lac Perle était entouré de montagnes abruptes dont les sommets étaient encore recouverts de neige en cette fin de printemps. Des oiseaux noirs, blancs, gris, tournoyaient en criant au-dessus de lui, puis s’éloignaient dans l’azur. Il ne savait pas leurs noms. Des plantes odorantes mélangeaient leurs parfums à celui, familier, de l’herbe touffue. Il se demandait si l’école l’aurait rendu plus savant, à condition qu’il se montre plus assidu... Mais il n’avait que le Jeu en tête. Se battre encore et encore, être plus rapide, plus fort, plus précis Et puis, sur le pavé des villes, il ne pousse que des crottes de chien. Des pigeons, quelques moineaux, c’étaient les seuls oiseaux de son monde de néons et de ciment.
Il cessa de la surveiller. Elle était trop loin. Il n’aurait rien pu faire. Il s’allongea dans l’herbe, surpris de la trouver si drue, si chaude, si moelleuse, comme le corps d’une femme gigantesque, plantureuse et accueillante. Pas comme sur les terrains dont le contact rude signifiait défaite et remontrances. Et ce ciel... Cet infini profond, sans limite d’immeuble ou de tribune plein-ciel, enivrant de son bleu intense, de la couleur exacte du maillot Dragon, mais tellement plus apaisant...
Etre un oiseau, déployer ses ailes, virer sur le vent, libre de chasser ou de voler plus haut, sans aucune consigne, aucun objectif... Il roula sur le ventre, releva la tête. Les montagnes. Ces gros chats accroupis étincelants de blancheur, immuables et patients... Aucun bruit de moteur, aucun cri humain... Des gazouillis, des bourdonnements, le cancanement rustre des canards, le « ploc » d’une grenouille qui sautait dans l’eau calme. Le Jeu... Quelle importance ? La gloire, l’argent, pour quoi faire ? Comment pouvait-on quitter cet endroit après l’avoir connu ?
Il se leva, s’approcha du bord. Il redoutait d’avoir froid, d’être saisi par une crampe, de mettre en danger ce corps affûté qui était son outil de travail et son bien le plus précieux. Mais il ressentait l’envie irrésistible d’aller au bout. Il laissa ses vêtements près de ceux de Kallhydra et lentement, comme s’il célébrait un rite inconnu et néanmoins inéluctable, il entra dans l’eau bleue. Une gerbe glacée éclata devant lui, d’où émergea, rayonnante, la tête de Kallhydra, des cheveux plein les yeux.
« Ne reste pas immobile ! Viens nager, ça te réchauffera ! »
Cela faisait cinq ans qu’il haïssait de tout son être la séance hebdomadaire de piscine que leur imposait Novetz. Pour la première fois, ébahi et émerveillé, il découvrait le bonheur de sentir son corps musclé fendre le flot avec aisance. Et l’eau qui glissait sur sa peau, enveloppe impalpable et fuyante, loin de le figer, semblait lui donner à chaque brassée une énergie nouvelle, joyeuse, intarissable, euphorisante, et c’était une eau pure, bonne à boire, jamais eu tant de plaisir à boire de l’eau...
« On rentre ! Sinon, demain, tu n’auras plus de jambes ! »
Comment pouvait-elle nager si vite ? Il l’aurait jetée à terre d’une simple bourrade. Et elle était déjà dix mètres devant lui !
Il bâillait devant le feu qu’elle avait allumé comme si elle l’avait fait toute sa vie – était-ce le cas ? Elle faisait griller les saucisses, appliquée, tranquille, et lui se laissait lentement glisser dans un engourdissement béat...
« C’est prêt ! »
Elle avait jeté des herbes sauvages dans le feu, et il avait l’impression que toutes les senteurs du lac entraient en lui en une communion plénière.
« Merci de m’avoir permis de t’accompagner, Kallhydra. »
Elle se mit à rire.
« Je n’ai pas eu le choix ! Le Coach ne m’aurait pas laissée partir seule, et de toute façon je n’ai pas ma licence de vol. »
Elle mit fin à son air dépité en ajoutant :
« Mais je suis contente que ce soit toi mon chaperon. Depuis des années que je regarde tous les matches... Eh bien mais... C’est vraiment cool. »
Il lui semblait qu’elle rougissait un peu. Ou bien c’était le reflet du soleil couchant.


La journée du lendemain passa comme dans un rêve. Ils nagèrent longuement dans le lac, jouèrent à s’éclabousser l’un l’autre, nus et innocents, comme au premier matin du monde. La veille au soir, Dusautak avait pensé proposer de rester hors de la tente, pour respecter son intimité, et puis il s’était tu. Il avait craint de la gêner. Fille unique, élevée par un grand-père Souffleur obsédé par le Jeu, elle-même jeune adolescente, que pouvait-elle savoir des pulsions et des désirs d’un homme célibataire de 23 ans ? Ils avaient dormi côte à côte, dans leurs sacs de couchage. Il s’était éveillé avant elle, et il était resté longtemps à la regarder dormir, heureux d’être là, heureux d’être avec elle, tandis qu’au dehors à la pâle lueur de l’aube succédait la tiédeur du soleil qui se levait par-dessus la montagne.
Après la baignade, ils se séchèrent au soleil et le sommeil les reprit pour une longue sieste paresseuse. Le bruit d’un plongeon fit sursauter le Capitaine. Le temps qu’il cherche autour de lui, effaré et inquiet, et déjà Kallhydra sortait de l’eau en tenant une truite dans chaque main, qu’elle lança sur le rivage.
« Allume un feu, je reviens ! »
L’après-midi tirait à sa fin et la fraîcheur les avait fait se recouvrir de leurs survêtements dorés.
« Il va falloir rentrer », se résigna-t-il à prononcer à regret.
« Attends ! Avec le décalage horaire, si on part tôt demain matin, ça ira... Tu as déjà Soufflé ?
- Mais... Je n’ai pas le Don ! »
Elle secoua la tête.
« Tout le monde peut courir, non ? même sans être un champion. Tout le monde peut Souffler. Viens là. »
Elle remplit d’eau la casserole qui avait servi pour le thé du matin.
« L’eau du lac Perle est chargée d’Energie. C’est encore plus facile. Quel est ton animal préféré ?
- Je ne sais pas... J’ai eu un chat quand j’étais petit... Il s’appelait Asso.
- Assaut... Evidemment ! Ferme les yeux, pense à ton chat. Revois la forme de sa tête, la couleur de ses yeux, ses moustaches... Seulement la tête. Concentre-toi. Respire. Garde les yeux fermés. L’eau est devant toi, pose les mains sur les bords de la casserole. Et maintenant Souffle, Souffle pour donner la vie à ton rêve, Souffle avec douceur, avec constance, avec humilité... Ouvre les yeux, regarde ! »
La stupéfaction lui coupa le Souffle. Alors elle le remplaça, et la tête du chat demeura suspendue en l’air, devant lui, une tête ronde, blanche et rousse, avec de longues moustaches...
« Eh ! Il m’a fait un clin d’oeil ! »
Kallhydra éclata de rire et le chat se dispersa en gouttes fraîches qui les arrosèrent tous les deux.
« C’est toi qui a fait ça.
- Non. Je n’avais jamais vu ton chat. Recommence, en gardant les yeux ouverts. »
Il n’aurait jamais cru cela possible. Il Soufflait !


Le Coach les attendait sur l’astroport.
« Ah, vous voilà, quand même ! Huit heures de vol, j’imagine dans quel état vous êtes ! Filez vous coucher, à quatorze heures sur le terrain ! »
Mais les deux jeunes gens se mirent à rire à l’unisson, et se dirigèrent d’un pas ferme vers leurs co-équipiers. Novetz se jura de ne rien leur laisser passer.
Dusautak balaya à lui seul trois adversaires, et jamais le Dragon de Kallhydra n’avait été si grand et si brillant. Elle le tint plus de trois minutes, sans effort apparent.
«Maudits jeunes ! Sens que je vais y envoyer tout le monde, au bord de ce lac... Nom d’un héron bègue ! Moi qui ai toujours eu horreur de l’eau... »
Narwa Roquen,fatiguée...
Narwa Roquen,on a gagné...


  
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4 WA, exercice n°97, suite et fin - Narwa Roquen (Dim 9 oct à 23:34)
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