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 Répondre à : Y a des regards qui… 
De : Maedhros  Ecrire à <a class=sign href=\'../faeriens/?ID=196\'>Maedhros</a>
Date : Samedi 8 septembre 2012 à 17:59:39
Sur une tendre mélodie de Michel Berger, aussi aérienne que cristalline, tu brodes une histoire de transmission, de passage, de don de soi. J’aime bien l’image, elle résume à la perfection ce moment privilégié où une vie qui menaçait de s’éteindre a été réanimée pendant qu’une autre, le devoir accompli, pourra s’endormir et partir en paix.

L’histoire d’Epiphanie (dont l’origine du nom me semble remonter aux Epiphanes grecques, ces divinités qui apparaissaient aux hommes dans leur sommeil, plutôt qu’à la conception chrétienne plus réductrice) possède une trajectoire assez symétrique.

Elle débute par l’exil de la maison familiale, Epiphanie est chassée par son père après que son pouvoir se soit manifesté, et se termine au contraire, par l’accueil d’un petit orphelin et permettre la révélation de son don. Splendide hasard. Mais tu as le chic pour raconter, en touches légères, ces histoires en apparence toutes simples mais qui recèlent une richesse et une profondeur incroyable. Comme ces lacs forestiers si calmes en surface que rien ne permet d’imaginer ce qui hante leurs eaux profondes.

Cette histoire est focalisée sur les protagonistes que sont la sorcière, son chat et ce petit fugitif qui a tellement vu d’horreurs qu’il en garde de cruelles cicatrices psychologiques. Tu décris parfaitement les jours déclinants de cette femme qui ne s’apitoie jamais sur son sort mais note les petits renoncements qui chaque matin l’accompagnent un peu plus. Elle ne remet pas en question l’ordre des choses mais l’arrivée soudaine de cet enfant réveille en elle des pulsions qu’elle croyait endormies, un besoin inassouvi de maternité car le magot qui dort dans l’âtre ne remplacera jamais celui qui se souviendra d’elle. Et Rodrigue, son chat, l’ami des sorcières, est plutôt la voix de sa conscience.

L’éveil du don chez Vivien (vivant en latin, NDT) est également bien décrit, comme la façon dont la sorcière transmet son art au garçonnet. En quelques touches rapides, tu brosses un background assez précis pour ancrer l’histoire mais suffisamment estompé pour ne pas la déséquilibrer.

Le style est très fluide, mêlant narration subjective (à la 1ère personne) et indirecte, renforçant son côté très vivant. Les pensées de la sorcières ne sont pas dénuées d’humour et de second degré. Vivien est moins présent, normal, le maître parle, l’élève écoute. La progression est sans à-coups, naturelle et le dénouement est élégant, pas de drame, pas de larmes, juste la sérénité du devoir accompli. J’aime beaucoup la tombe préparée à l’avance, l’acceptation de l’inévitable dans sa plus belle traduction.

M


PS : est-ce que la présence d’une autre chanson de M. BERGER, tirée d’ailleurs du même album, est volontaire ?

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