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De : Narwa Roquen ![]() Date : Dimanche 21 avril 2013 à 15:37:53 | ||
C’est un texte merveilleux, dans tous les sens du terme. En un paragraphe, grâce à quelques mots justes, on a compris ton propos, pour étrange et déroutant qu’il soit, et le style est tellement authentique que le lecteur adhère sans peine. Quand je parle de cohérence, ton texte pourrait être cité en exemple. Le point de vue du chêne est cohérent du début à la fin, jusqu’à ne pas pouvoir se nommer lui-même, alors que le lecteur a les éléments pour le reconnaître. La poésie est présente à chaque ligne, accentuée par les ruptures de rythme, les phrases tronquées, hachées, émotionnellement fortes. Brassens aurait adoré ! Raffinement suprême, j’ai relevé 3 points-virgules ! Maedhros, prends-en de la graine ! La progression de la haine envers les hommes est parfaitement menée, en même temps que la Magie (la vraie, à l’opposé des simagrées humaines) se rapproche de plus en plus, comme à l’appel muet de l’arbre indigné. Bricoles : Rien ! Ou presque... « Des jeunes pousses lui sont nées... » « De jeunes pousses... », mais les deux se dient ou se disent. « Des parfums verts et ocres » : joli ! « Que n’ai-je des paupières à fermer... » : joli ! La consigne est parfaitement respectée. C’est bien le commencement de quelque chose, et cela a à voir avec le sang. C’est un texte d’une grande finesse et d’une grande sensibilité, où la technique partout présente et affûtée se fait oublier au profit de l’émotion. Mon seul regret, c’est que tu nous aies si longtemps privés de ton talent... Tu seras peut-être un jour un auteur à succès, ou peut-être pas – comme on dit, c’est multifactoriel... Mais le bonheur que tu donnes aux Faëriens, à mon sens, n’a pas de prix ! Narwa Roquen, à jour! Ce message a été lu 5846 fois | ||
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