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De : Maedhros  Ecrire à Maedhros
Date : Samedi 16 novembre 2013 à 17:24:59
Bien sûr, cette histoire intègre plusieurs éléments qui fréquentent mes thèmes favoris : la religion, la photographie, l’architecture, l’Italie (ah ! l’Italie...) cette union du merveilleux (au sens de Voragine) et de l’humain, la façon dont les personnages avancent vers leur destin, en une quête qui se dévoile peu à peu.

D’abord le titre en latin. Un péché mignon. Tu as habilement remplacé la mère par la femme et cela jette un jour nouveau sur la scène du tableau. Bien joué.

Le thème de ton histoire est redoutable. Un amour caché durant des siècles, banni par les efforts conjugués des hommes et de l’Eglise romaine. Cet amour, variation subtile et originale du fil conducteur du roman de Dan Brown, aurait unit au plus près le Fils de Dieu et la Fille de l’Homme, cette mystérieuse et séduisante Marie-Madeleine, pourchassée ici par une malédiction divine qui la sépare du monde des hommes.

Marie-Madeleine, celle qui embrasse Jésus sur la Bouche, celle qui est présente sur de nombreux tableaux représentant le Calvaire, comme sur le retable retable d'Issenheim (confer Saint-Antoine sous les tilleuls), est l’une des figures les plus complexes du panthéon chrétien. Son image fut brouillée par les zélateurs qui voulaient affirmer la nouvelle foi jusqu’à ce qu’on ne sache plus trop bien qui pouvait être celle qui se cachait (ou était emprisonnée) sous tant de maquillages : la première disciple de Jésus, la soeur du ressuscité, la pute au coeur infini...

Mais l’histoire que tu nous livres pousse doucement la porte d'un secret lourd de menaces. Un photographe hypnotisé par un tableau, fourvoyé dans son histoire personnelle, soudain s’arrête sur un détail pictural qui va le conduire à mettre au jour un secret millénaire. Au bout d'un ténu fil d'Ariane, trouvant la mère, il trouvera la femme et la boussole de sa vie. Tu vois, je ne dévoile rien de cette intrigue qu’aurait apprécié de dénouer Robert Langdon, lui-même.

Il y a des expressions que j’aurais bien voulu avoir, notamment :
- La Vierge regarde Dieu. Madeleine regarde l’Homme.
- ...porté par deux grands yeux qui s’effilent félinement.
- Ce n’est pas une couleur, c’est de la vie en mouvement.

La façon de dépeindre le portrait est à la fois très visuelle, expressive et sensuelle. J’ai ressenti cette magie particulière qui se dégage de ses fresques bibliques où les artistes rivalisaient de techniques, de couleurs et même de codes pour y introduire des trésors sur lesquels peinent encore des dizaines de chercheurs.

Il y avait une émission sur ARTE ou la 5, je crois, il y a quelques années, qui décortiquait des tableaux célèbres de cette façon. C’était à la fois intelligent, instructif et passionnant, dans le sens où le narrateur nous faisait pénétrer les dimensions cachées de la composition,de la perspective et de la symbolique.

Tu dis que tu as été dépassée par ton histoire. Je connais ça. Mais j’ai l’impression que la fin est peut-être amenée un poil trop rapidement.

Mais cela n’enlève rien à cette très belle histoire qui enjambe le temps et qui dépeint l’une des plus belles love story (potentiellement) mais au destin tragique puisque les deux amants ne pourront jamais se retrouver, même au Paradis.

M


  
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