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 Répondre à : Dossier 4202B - La ( longue ) suite 
De : Lomega  Ecrire à <a class=sign href=\'../faeriens/?ID=57\'>Lomega</a>
Date : Mardi 3 septembre 2002 à 14:16:52
Telglin tremblait comme un vieillard atteint par la maladie de Parkinson. ( C’est gore je sais ) Il se tournait et se retournait dans son lit Ikea maint fois rafistolé à coup de colle à base de bave de troll. Un silence pesant, presque surnaturel, régnait en maître dans la pièce plongée dans une pénombre inquiétante. Depuis plus de trois semaines, Telglin était pris d’une peur inextinguible dès que la nuit étendait son voile sombre sur la terre du Mélange. ( On pourrait dire la terre du bordel, non pas pour des évènement salaces qui auraient eu lieu entre les protagonistes de cette histoire fortement alambiquée – quoique – mais parce que depuis que je me suis absenté, quelques-uns dont je tairai les noms ont pris un malin plaisir à étoffer cette passionnante aventure – bientôt en vente chez vos marchands de livres ( libraires quoi ) – de divers dénouements, à tel point que l’on ne sait plus trop où nous allons. Bref je continue le récit. ) Telglin qui avait la pétoche donc, comme un enfant à qui on aurait raconté l’histoire de l’Ogre pour le calmer parce qu’il avait cas pas être aussi têtu aussi ! Non mais ! C’est vrai quoi ! On lui dit de pas regarder la télé car demain il a école et bien non, monsieur en fait qu’à sa tête. Bien fait. Pourtant Telglin, un elfe qu’à-pas-peur-qu’est-toujours-courageux, avait de bonnes raisons d’avoir les grelots, ce qui lui détraquait complètement le transit intestinal si cher à ses yeux, et lui procurait une tourista plutôt carabinée.
En effet, tout avait commencé il y a trois semaines à peu près. La première victime fut Menelon alias Le Melon. Tandis qu’il s’endormait paisiblement dans son cageot, un bruit l’avait alerté dans le couloir du FBI. Puis soudain sa porte s’était ouverte avec grand fracas et une silhouette plus sombre que la nuit apparut. Elle s’avança au centre de la chambre – ou plutôt du placard car un melon se contente de peu de place – et étendit semble-t-il de longs bras au-dessus du cageot. D’une voix caverneuse l’intrus avait parlé en ces mots :
- AHAHAHAHA ! ! ! Je suis votre pire cauchemar, je suis le mal incarné, une concentration de terreur que nul ne pourra faire vaciller. Tremblez membres du FBI tous autant que vous êtes, je vous aurais tous. Je rentrerai dans vos bureaux quand bon me semblera. La peur s’installera en vous et vous sentirez une main terrifiante qui resserrera vos entrailles. AHAHAHAHAHA !
- Et ta soeur ! avait cru bon de plaisanter Menelon.
Que n’avait-il dit notre Melon ! L’Intrus – appelons-le ainsi, ca tombe bien les tarés, pardon, les agents du FBI le nommerons par cet énigmatique sobriquet – n’avait semble-t-il pas tellement apprécié le trait d’humour de Menel’ ( Petit diminutif affectif de notre cher ami ) et avait envoyé son pied droit dans le pauvre melon, et s’en était allé rageusement en faisant claquer les semelles de ses lourdes bottes sur le riche pavage du couloir du FBI. ( à prononcer à la française d’ailleurs )
- Ve frois qu’il n’a pas aimé ma foutade, s’était dit Menelon une fois seul, tout en recrachant quelques pépins. ( Traduction de la phrase par une bouche qui a toutes ses dents ou ses pépins : Je crois qu’il n’a pas aimé ma boutade )
Plus tard, l’Intrus avait frappé à nouveau. Cette fois le Minotaure avait été pris pour cible. D’ailleurs celui-ci avec honte avoua qu’il avait fait pipi dans son foin...
Tout le monde à ce moment pensait qu’il s’agissait de l’Entité. Mais bien vite les agents du FBI, commandés d’une main trop douce par Scytale surnommé John Detraviolta, comprirent qu’il n’en était rien. La prochaine victime fut Fladnag qui eut la présence d’esprit de demander si l’Intrus était bel et bien l’Entité.
- Non mais ca va pas non ! Avait répondu celui-ci toujours d’une voix grave que même Barry White avait l’air d’un castra à côté, c’est dire. Comment petit magicien au chapeau tordu et qui ne sait même pas s’habiller à l’endroit, comment oses-tu m’insulter en me comparant à cette pseudo Entité qui ne ferait même pas peur à un Bretzel ? Cette chose insignifiante, ce bouffon raté ce... cette... Enfin tu vois quoi ! Non appelez-moi l’Intrus, c’est très bien comme nom. J’agis pour mon propre compte je suis vil, je suis méchant, et je vous le prouverai à tous ! HAHAHAHA ! ! !
- Mais puis-je voir votre visage, ô Maléfique Intrus ? avait demandé le Mage.
- Euh... Pas maintenant j’ai pas encore trouvé de déguisement. Mais la prochaine fois, promis, j’en trouve un, avec jeu d’éclairage et tout le tintouin.
- Cool ! s’était exclamé le Mage. Faudrait que vous me le montriez la prochaine fois !
- Ben oui tête de Minotaure ! Je vais pas le mettre pour les murs. Tsss...
- En tout cas qu’est-ce que vous êtes Méchant, j’avoue. Regardez, je tremble, avait ajouté Fladnag en tendant ses mains. Pitié laissez-moi maintenant.
- Je suis magnanime pour cette fois, dors en paix Mage Avisé. Je t’épargne.
- Merci beaucoup, Vil Intrus.
A peine le Mage avait-il achevé sa politesse que l’Intrus, plus noir que la pénombre environnante, avait tourné les talons et avait disparu à une intersection.
Telglin se rappelait de tout cela. Presque tout le monde avait rencontré l’Intrus. Et comme promis, il avait pris un déguisement terrifiant. D’ailleurs Fladnag n’était pas content car l’Intrus lui avait dit qu’il reviendrait le voir déguisé mais il ne l’avait toujours pas fait. C’était pas juste, s’évertuait à crier le Mage à qui voulait l’entendre. Il était bien le seul à vouloir le rencontrer... Le fou. Il faudrait l’examiner prochainement, ça semble pas normal ce comportement.
Telglin, lui, avait vraiment peur, et il entendait sa tripaille gargouiller affreusement dans son ventre. Heureusement les toilettes n’étaient pas loin. Cette nuit il était encore plus effrayé que les autres fois. Quelque chose lui disait que ce serait son tour ce soir. Et ben il s’était pas gouré l’Elfe ! Le silence fut interrompu par des pas lourds dans le couloir, qui se rapprochèrent irrémédiablement de la chambre de Telglin. Soudain la porte s’ouvrit.
- AHAHAHAHA ! ! ! Je suis l’Intrus !
- B... Bonjour... Euh bonne nuit Monsieur l’Intrus, dit Telglin en se redressant dans son lit Ikea un peu bancal. Vous me faites horriblement peur vous savez.
L’Intrus s’avança au centre de la pièce et ajouta d’une voix plus naturelle, presque familière aux oreilles de Telglin :
- Permettez que je change les ampoules de votre lustre ? C’est pour mettre un éclairage spécial qui va avec mon costume, dans le but de vous faire très peur.
- Faites comme chez vous.
- Oh ! et je vais brancher une machine à faire de la fumée aussi.
- Allez-y.
Une fois que l’Intrus eut installé et branché tout le matériel nécessaire pour faire une apparition magistralement terrifiante, il s’approcha de l’interrupteur tandis que de la fumée commençait à s’élever. Alors une lumière rouge rubis et diffuse envahit la chambre. L’Intrus revint au centre de la pièce et étendit ses bras. Au bout, de grandes mains griffues apparaissaient. Le haut de la tête, cauchemardesque, supportait deux cornes longues d’une bonne trentaine de centimètres ; le visage n’était pas visible, car plongé dans l’ombre à cause de l’astucieux éclairage mis en place. Telglin commençait sérieusement à avoir les foies.
- AHAHAHAHA ! ! Je suis l’Intrus ! cria l’Intrus en reprenant une voix caverneuse.
- Oui vous l’avez déjà dit, fit remarquer l’Elfe.
- Exact ! ! AHAHAH ! ! Mais c’est pour être sûr ! Aies peur de moi vil pourceau ! Retourne dans ta bauge crasseuse vieille orc putride !
- Heu moi c’est Telglin, je suis un elfe.
- Ah ? demanda l’intrus, de sa voix familière, je ne suis pas au 156bis ?
- Non c’est le 156 tout court.
- Et vous n’êtes donc pas Zogrot.
- Non plus. C’est à côté.
- Bon tant pis, maintenant que j’ai mis le matos, je continue. Je ferais l’orc demain alors. Zut j’ai pas préparé de réplique pour toi... Tant pis j’improvise. On reprend. » L’Intrus reprit se voix caverneuse et continua : « AHAHAHA ! ! Vieil Elfe prétentieux ! Sans sexe ! euh... Vous êtes rien que des gens suffisants vous les Elfes. Vous vous prenez pour ce que vous n’êtes pas rammassis de lopettes, Confrères de la jaquette, Travioque ! Folle ! Chevaliers de l’anneau ! Je suis vil, je suis méchant et tu as peur ! ! ! AHAHAHAHA ! ! !
Telglin avait effectivement très peur. Allait-il se chier dessus ? ( Intervention intempestive du CSA : Monsieur cette aventure bien que discutable dans son intérêt ludique doit rester tout public, là vous dépassez les bornes, la prochaine vous êtes bon comme la romaine. La censure frappera un grand couUUUAÏE ! ! ( onomatopée intempestive due à un coup de pied placé pile poil à un endroit qu’il serait malséant de dévoiler ) Lomega : no rules ! ! Va t-en vilain censeur ! )
Soudain, l’Intrus cessa net son pamphlet anti-elfe et renifla une drôle d’odeur.
- Qu’est-ce que ca sent ? demanda-t-il de sa voix familière.
- Heu les fraises tagada, répondit Telglin. J’aime parfumer la pièce av...
- Non il y a une autre odeur sous-jacente et agressive à mes narines.
- Heu, ça vient des toilettes. J’ai pas fermé la porte. Et en ce moment j’ai très peur à cause de vous et moi quand j’ai peur ça me détourne l’estomac.
- Ah je vois.
Telglin observa l’Intrus, du moins sa silhouette qui se détachait dans la lumière rouge et diffuse et dont les jambes se perdaient sous un épais nuage de fumée tout aussi écarlate. L’Intrus semblait indécis. Puis il dit de sa voix familière :
- Bon je crois que je vais rentrer. Tout se passe mal cette nuit.
Il se dirigea d’une démarche empreinte de lassitude vers une prise électrique et arrêta les fumigènes. Il éteignit les lumières et remit les ampoules d’origines. Telglin ne savait plus quoi faire, en tout cas la peur diminuait en lui, en même temps que ses troubles gastriques. Ce ne devait pas être son jour à l’Intrus.
- Bon ben, fit celui-ci de sa voix familière, la machine à fumée sous le bras. Je repasserai une prochaine fois, parce que là j’ai vraiment pas la forme.
- Ben heu ok, dit Telglin, béat.
Soudain, il lui sembla voir l’Intrus trébucher sur quelque chose suivi d’un grand choc.
- Et merde ! Me suis pris les pieds dans cette foutue cape ! s’exclama l’Intrus de sa voix familière.
- Vous allez bien ? » demanda Telglin, puis il se leva et alla aider l’Intrus à se relever après avoir allumé la lumière, redevenue normal et chaleureuse, sécurisante.
L’Intrus épousseta son costume et réajusta ses cornes en mousse sur sa tête.
- Bon sang ! fit-il. Je savais que j’avais fait l’ourlet trop long !
- Vous l’avez fait en point de croix ? s’enquit l’Elfe intéressé par la couture de toute évidence.
- Oui. Et je l’ai doublé.
- Cool. Je savais pas que tu t’intéressais à la couture Lomega.
Soudain Telglin pris un air dubitatif, indécis. Il se gratta le menton.
- Ben ça alors ! s’exclama-t-il. Content de te revoir ! Ca faisait un bail ! Mais que fais-tu là ?
- Mais c’est moi l’Intrus espèce de niais suralimenté de séries Américaines ! râla Lomega.
- Ah ouais j’avais pas pensé, ajouta Telglin en gloussant. Alors c’est toi l’Intrus. Mais pourquoi ?
- Pour que vous compreniez que c’est moi le plus méchant. Je suis parti deux mois en Sibérie septentrionale, loin de tout pour m’entraîner comme un damnée à être le parfait méchant. J’avais presque réussi et voilà que je foire tout ce soir.
De colère, il enleva son serre-tête piqué à Estellanara auquel il avait collé deux grandes cornes en mousse, et le jeta violemment par terre. Puis il ôta ses faux doigts griffus qu’Enfant Melophage aurait trouvé fort à son goût, en les balançant un par un à travers la pièce toujours d’un geste rageur. Enfin il retira la cape.
- Des jours d’entraînement intensifs pour rien tiens ! ajouta-t-il presque en sanglotant.
- Mais non le consola l’Elfe en lui tapant amicalement l’épaule. On a tous eu les pétoches, j’te jure. Allez va te reposer, on expliquera tout aux copains et on reprendra la traque de l’Entité, le véritable ennemi, comme de vrais copains.
- Ouais t’as raison. Merci vieux. Allez bonne nuit et à demain. Oh ! Une dernière chose, aère ta chambre franchement.
Puis Lomega regagna sa chambre, du moins Telglin le crut. Celui-ci avait le sourire aux lèvres. Il était vraiment content de lui et profita de cet instant d’auosatisfaction qui gonfla son ego d’Elfe d’une proportion démesurée.
Mais pendant ce temps, Lomega se frottait les mains en souriant malicieusement tandis qu’il quittait le FBI par un passage secret.
- AHAHA ! Le niais ! se dit-il. Il ne se doute de rien. Je suis vraiment très méchant. Bientôt l’Entité leur apparaîtra comme une vulgaire rumeur. Mais moi ils me craindront. AHAHAHA ! ! !
Le rire raisonna à travers le tunnel secret. Quelques part dans une chambre un Minotaure crut qu’il s’agissait d’un fantôme et urina copieusement sur son foin.

****

Le lendemain Scytale partit réveiller ses troupes en claironnant dans toute le couloir. Oui, depuis quelques temps il s’était mis en tête qu’il deviendrait un grand trompettiste, et de ce fait chaque matin pour réveiller les agents lève-tard il leur jouait un petit morceau. Le commencement de ses leçons coïncidait d’ailleurs avec l’apparition du mauvais temps. N’y voyons là qu’une malencontreuse réunion de circonstances...
Tous les agents se réveillèrent en trombe et se mirent au garde-à-vous. Seul Telglin manquait à l’appel. Avait-il encore bu plus que de raison ? Scytale fit envoyer Zogrot en reconnaissance. Bien vite, l’orc il revint à toute jambes d’un air affolé.
- L’Intrus c’est Telglin ! ! s’écria-t-il en faisant son rapport. Il dort à point fermé pour le moment. Mais son costume traîne dans sa chambre ! Je l’ai vu. Pour plus de sûreté j’ai quand même assommé le dormeur avec un gourdin.
Ni une ni deux, les agents agirent avec la soudaineté d’une voiture sans permis, autrement dit une caisse à savon, un pot de yaourt, et autres qualificatifs éloquents.
Dans la journée, lorsque Telglin se réveilla, il se trouvait dans un cachot style Moyen Age, situé en plein coeur des locaux du FBI. Il n’attendit pas longtemps avant qu’on lui explique la raison. Il s’époumona des heures à expliquer que c’était Lomega le véritable Intrus, mais personne ne l’écouta ; au contraire, chacun prit un grand plaisir à lui rire au nez. Même Zogrot et son haleine fétide.
En vérité, Lomega, avant de partir de la chambre de l’Elfe, avait jeté une microcapsule de somnifère ultra-puissant et biodégradable à 150 % ( ? ? ?) afin que Telglin n’ait pas le temps de cacher le costume de l’Intrus. A présent, seul Telglin savait, du fond de son cachot humide et sale, que Lomega était vraiment méchant et qu’il agissait pour son propre compte.

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