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De : Narwa Roquen  Ecrire à <a class=sign href=\'../faeriens/?ID=25\'>Narwa Roquen</a>
Date : Mardi 30 janvier 2007 à 16:47:54
Le Monde
La Génovie s’étendait d’est en ouest au bord de la Mer du Sud, étroite bande côtière barrée au nord par la haute chaîne des Aplages, réputée intraversable de par ses neiges éternelles battues de vents violents.
En l’an 242 après Gatt, l’Etat de Génovie se composait de sept Cités unies par leur religion commune, leurs intérêts commerciaux maritimes, et par leur lutte contre les pirates. Chaque Cité était construite sur le même modèle. Une grande enceinte ovalaire limitait la forteresse. A l’intérieur, la ville basse logeait les commerçants et le petit peuple. La citadelle, haute tour large et massive, flanquée de quatre tourelles de guet, comportait trois niveaux. Le premier était le siège des militaires, le second celui des Nobles, avec les salles de réception et la Salle du Conseil. Le troisième niveau était réservé au Temple du Dieu Gatt, le Dieu-Chat, et à ses Prêtres. Le Temple occupait la partie nord ; dans la partie sud se trouvait, sous une large coupole en verre, le Bassin Sacré entouré de quatre colonnes de marbre blanc où se tenaient les Chats-Stylites. La société des Prêtres, sous la direction d’une Grande Prêtresse, était fortement hiérarchisée. Au bas de l’échelle étaient les novices ; les Prêtres qui avaient pu, dans l’ascèse et la méditation, être admis à la Magie de Gatt, arrivés à l’apogée de leur art, recevaient le nom de Greffiers, car ils avaient, entre autres, le pouvoir de se changer en Chats.
La Cité était dirigée collégialement par le Conseil des Nobles, constitué de neuf membres cooptés. Le Chef des Armées portait le titre de Prince, le Responsable des Relations avec les autres Cités celui de Chancelier.
Le culte du Dieu Gatt était national, exclusif et obligatoire en Génovie. Aucune décision importante ne se serait prise sans l’accord de la Grande Prêtresse. Tous les chats étaient protégés et nourris par la population ; les Chats Sacrés ( dont les Stylites) appartenaient à une race particulière, entre le siamois et l’abyssin : robe gris foncé à poil ras, tête fine aux grandes oreilles dressées, les yeux d’un vert profond, la queue longue, l’allure élancée. Ils étaient intouchables par qui n’était pas Prêtre, sous peine de mort.

Personnage P1 :
Le Prince était un fort bel homme, dans la vigueur de sa jeunesse ; de grande taille, les épaules larges, il était doté d’une force physique peu commune, et sa poignée de main pouvait broyer les phalanges d’un insolent. Son visage était avenant. Une tignasse blonde et frisée encadrait un front haut ; le nez aquilin, fort et droit, annonçait le courage et la détermination. Ses yeux plus bleus qu’un ciel d’été faisaient palpiter le coeur des demoiselles. Les joues rondes trahissaient un reste d’enfance, démenti par une puissante mâchoire carrée dont l’agacement faisait saillir les muscles en salves colériques. Sa bouche large aux lèvres charnues semblait faite pour le rire et la ripaille, dont d’ailleurs il ne se privait pas, et si possible en galante compagnie. Son allure, quoique massive, dénotait la fierté de sa race. Pour rien au monde il ne se serait abaissé à courir, estimant que c’était le fait des manants, des chevaux et des chiens. Il avait été élu Chef des Armées par le Conseil des Nobles certes pour sa haute origine mais plus encore pour sa vaillance intrépide au combat ; meneur d’hommes rude mais juste, il conduisait lui-même les troupes à l’assaut et son ardeur aurait fait reculer une armée de démons.


Personnage P2 :
Dans toute la Génovie, il n’était certes pas de femme plus belle que la fille du Conseiller aux Finances de la Cité d’Alossia. Elle gardait le plus souvent ses cheveux sagement noués en chignon, mais quand ses boucles libérées tombaient en cascades brunes sur ses blanches épaules, le soleil lui-même n’avait de cesse que de la caresser de ses rayons ardents. Sa t aille fine et souple, sa gorge généreuse, le galbe gourmand de ses hanches pleines, la fragilité émouvante de ses chevilles gracieuses, son corps tout entier était un émerveillement pour l’oeil et une cause de trouble évident pour les hommes en sa présence. Mais le plus beau de tous ses charmes était sans conteste son visage. Son teint délicat était encore illuminé par l’éclat de ses yeux en amande, dont la couleur indéfinissable variait du gris lumineux des perles sombres à la nuance inquiétante des ciels d’orage ; son nez à peine retroussé lui conférait une touche mutine, alors que ses lèvres naturellement vermeilles évoquaient la pulpe sucrée des baies sauvages. De ses mains longues et graciles elle savait broder, dessiner, écrire. Et quand elle s’accompagnait à la harpe, sa voix enchanteresse pouvait, disait-on, arrêter le cours du temps.


Personnage P3.
Il était revenu à la nuit tombée, se faufilant sans bruit dans les rues désertes, évitant le Guet et les rues trop éclairées. L’Ombre était son domaine. Sous la cape noire, le corps se mouvait souplement, avec une grâce féline que l’on imaginait plus propice à la danse qu’au combat, même si une grande dague pendait à son flanc gauche. Ses longs cheveux prématurément gris étaient retenus sur sa nuque par une fine cordelette qui pouvait avoir d’autres usages. Il avait un visage osseux, au teint mat, comme sculpté au couteau, le front oblique, le nez fin et droit, les pommettes saillantes, les joues presque creuses. Ses yeux étaient profondément verts, d’un vert sombre, mouvant, abyssal, comme si l’océan s’y était glissé un jour de tempête ; son regard pénétrant donnait le vertige, et ceux qui le croisaient détournaient vite le leur. Ses lèvres minces, souvent entr’ouvertes, savaient produire toutes sortes de sons étranges, don inné renforcé par des années passées dans l’Ombre et le Secret : produire le son juste au bon moment était parfois une question de vie ou de mort.
Bien entendu, c’était un Greffier.
Narwa Roquen,faiseuse d'histoires...

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