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 WA, exercice n°10 (déjà!) Voir la page du message 
De : Narwa Roquen  Ecrire à Narwa Roquen
Date : Jeudi 1 fevrier 2007 à 16:18:46
Vous avez mis en place le décor, vous avez vos trois personnages principaux... Il ne vous reste plus qu’à écrire une histoire. Mais... avec deux petites contraintes... sinon yapajeu, quoi !
Vous inclurez la description de votre Monde et de vos personnages, si besoin avec quelques variations, et à la place que vous choisirez.
Et surtout, chacun des trois personnages devra être utilisé à contre-emploi, c’est à dire :
- le Prince ne sera pas du tout un Gentil Héros
- la Gente Dame sera, passez-moi l’expression, une véritable garce
- l’Autre sera le personnage principal, et le représentant du Bien, ceci quelle que soit la fin ( happy end ou larmes amères, à votre guise)

N’oubliez pas de nommer vos personnages ; vous pouvez les entourer d’autant de personnages secondaires que vous le souhaitez.
J’aimerais aussi que vous donniez un titre à votre récit – je vous conseille de ne le choisir qu’après votre dernière relecture.

Pour ceux qui n’ont pas participé à l’exercice n°9, ils sont les bienvenus pour écrire le n°10 !

Que de travail en perspective ! Mais comme je le disais à Limie, ne vous forcez pas à écrire, laissez l’histoire monter en vous dans votre silence, restez ouverts et accueillants...

Si vous manquez de temps et/ou que les idées se bousculent, écrivez seulement un synopsis, sans chercher à affiner le style. Ce qui m’intéresse, c’est le contraste entre l’apparence physique des personnages et le rôle qu’ils vont jouer.

Vous avez 3 semaines, jusqu’au jeudi 22 février – et n’oubliez pas d’écrire aussi pour le Concours « Chimères », car si la WA porte ombrage aux Concours, Fladnag va me tirer les oreilles !
Narwa Roquen,d'aventure en aventure...


  
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Elemmirë  Ecrire à Elemmirë

2007-02-05 07:03:33 

 Hargh...Détails
Eh oui, depuis le temps que je dis que ce qui me pose problème, c'est le scénar... Fallait bien que ça me tombe sur le nez un jour! Bon ben ça y'est, moi qui glissais tranquille sur une p'tite bleue sympa depuis le début du WA, me voilà en haut d'une noire à bosses!!! Au secours!!!

Je vais essayer, promis. En plus je suis presque en vacances, je n'ai pas d'excuse pour passer la main. MAis je ne garantis rien...

Elemm', qui pétoche un peu, mais bon, une fois en haut des pistes, il faut bien redescendre! En bas, la fondue savoyarde m'attend... :)

Ce message a été lu 3660 fois
Maedhros  Ecrire à Maedhros

2007-02-13 22:29:20 

 WA - Participation exercice n°10 - ADétails
Je suis assez pris ces temps-ci. Voici la première partie de la suite du récit uchronique.

-----------
J’entends des pas dans la galerie des pas-perdus. Quelqu’un s’approche. Je virevolte et j’exécute une pirouette gracile qui fait tintinnabuler les grelots de mon tricorne. Les bioffons sont nés pour divertir les grands de ce monde et mon pro-g a été particulièrement élaboré pour servir fidèlement le Prince. Nulle perversion dans ma loyauté. Mes talents sont nombreux, un jour je vous en dirai plus ! Ce visiteur, c’est Arnaud. Arnaud de Castille. Non, je n’ai pas eu recours à mes dons de divination. Le réseau interne de sécurité m’avait prévenu dès qu’il avait franchi le seuil du Château. En fait, je connais la position exacte de chacun des puissants de ce monde. La géolocalisation n’a pas de secret pour un bioffon, il suffit de connaître les bons réseaux !

Comment dire. Arnaud de Castille a la densité d’une ombre chinoise. Voilà. L’image est parfaite. Arnaud est un jeu d’ombres complexes dans la lumière. La seule différence ici, c’est l’ombre qui modèle la lumière. Arnaud est loyal au Temple, le Château Pèlerin. C’est également le bras armé du Roi de Jérusalem, le pilier de la Foi et l’inexpugnable rempart contre l’hérésie économique, l’Héreco. Il est presque aussi grand que le Prince, son manteau de nuit soulignant la sveltesse de sa membrure. Ne vous y trompez pas. Il est d’une force redoutable. Ses pommettes sont hautes, son teint mat est recuit par le soleil d’Horeb. Il a dans le regard une flamme ardente qui lui permet de voir les choses derrière les choses. Il est avare de parole et la rareté de son verbe s’accorde avec la finesse de ses lèvres. D’aucunes courtisanes, murmurant derrière leur éventail, soupirent en rêvant sur leur ligne sensuelle. Son nez est planté comme une forteresse dans le désert, dégageant puissance et volonté. Une profonde capuche cache une chevelure blonde et souple tirée en un katogan impeccable. Voilà Arnaud tel qu’il est, le parfait produit d’une ascendance génétique sélectionnée et préservée. J’allais oublier, il dérobe ses mains dans les amples manches de son manteau. Des mauvaises langues glosent sur une légendaire maladie dégénérative, signe distinctif de la famille castillane.

Il pénètre dans la salle des Honneurs, d’un pas égal. Arnaud ne se départit jamais d’un calme souverain, même en présence du Prince quand ce dernier est victime d’une crise de mélancolie particulièrement blessante pour son entourage. Le Grand Maître du Temple est le seul qui fait front et qui ne baisse pas les yeux. J’ai été témoin d’une scène édifiante au terme de laquelle, le Prince, qui était entré dans une fureur dévastatrice pour un motif véniel, avait fait fuir la Cour épouvantée. Il n’en resta qu’un. Arnaud de Castille, inébranlable dans sa foi. Moi, le gentil bioffon, je ne compte pour rien bien sûr ! Le Prince avait fini par présenter ses excuses, mortifié. Alors seulement, Arnaud avait daigné quitter la place, non sans courber petitement la tête devant son Prince.

« Bioffon ! Je te trouve enfin ! »

La voix d’Arnaud est mélodieuse et flatte l’oreille qui l’écoute. Il faut faire un réel effort pour ne pas succomber à son charme. Quant à moi, mon conditionnement est imperméable à ces tentatives d’aliénation psychologique.

« Il nous faut parler !
- Hors la présence du Prince, Monseigneur ? Je ne suis qu’un bioffon !
- Le temps presse et tu es bien plus qu’un bouffon cybernétique. Et puis, si je te parle, je parle au Prince n’est-ce pas ?
- C’est une flatterie astucieuse Monseigneur. Mais je crains ne pouvoir lui accorder beaucoup de crédit.
- Brisons-là ! La situation est dangereuse. J’imagine que tes analyses arrivent à la même conclusion ? Dans l’affirmative, tu sais que l’échéance est toute proche.
- Je n’ai pas mandat pour argumenter sur de tels sujets. Mettons, Monseigneur, que je prête une oreille insouciante à vos propos, qu’évidemment vous tenez pour vous-même. Une réflexion à voix haute, en quelque sorte ! Je suis là à jongler et à faire mes coutumières pitrerie. Je n’ai pas le pouvoir de vous faire taire, Monseigneur, ni d’ailleurs celui de me boucher les oreilles. »

Je me tais brutalement. Je roule des yeux, tire la langue en effectuant une roulade arrière enchaînée qui m’entraîne juste sous le tableau représentant le Prince dans toute sa gloire. Je tire une lime de mes manches bouffantes et, à cloche-pied, un coude contre le mur, je commence à me récurer tranquillement les ongles en sifflotant doucement. Sur une fréquence sécurisée, j’en profite pour mettre en tension un réseau de surveillance adaptée. A partir de maintenant, nous serons filmés et sondés seconde après seconde.

Le Grand Maître du Temple s’adosse lui aussi sur une moulure, à quelques mètres de là. Il n’a pas sourcillé à mes pitreries.

« J’ai des rapports qui établissent un rapprochement des Maisons de Russie et d’Angleterre. L’équilibre fragile des maisons d’Occident pourrait être compromis. Les Francs sont laissés à l’écart. C’est évidemment subtil, juste quelques clauses commerciales qui m’apparaissent troublantes, des rédactions intelligentes et habilement dissimulées dans des développements juridiques complexes. En tous cas rien qui puisse être déféré devant un tribunal pour hérésie économique.
- Que le Tout-puissant nous protège de cette hérésie ! Récitai-je benoîtement.
- Ivanov cache un atout dans sa manche. Un atout blond aux yeux bleus. La Terminaison est inévitable et c’est toujours une période qui fait courir de grands risques à la maison princière.

A suivre... :bong:

M.

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Limie  Ecrire à Limie

2007-02-19 18:43:14 

 petite questionDétails
c'est grave si j'ai un peu de retard dans le rendu du devoir?

Limie, une vouivre qui a du mal a essayer de rendre quelque chose de lisible pour les autres...

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Elemmirë  Ecrire à Elemmirë

2007-02-20 10:46:27 

 Hi hi hiDétails
Toi aussi, adhère donc à la FDER (ou quelque chose du genre!). En te déclarant membre de la Fédération des Ecrivains en Retard, tu obtiens un droit de retard limité à 5 années: c'est limité, mais au-delà il faut adhérer à la FDEGALB (Fédération des Ecrivains Grave A La Bourre), et c'est plus cher!!!
:p

D'façon, moi si je rends quelque chose à cet exercice, ça sera en 2047, quand je serai à la retraite...

Elemm', ponctuelle... Ou pas!

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Estellanara  Ecrire à Estellanara

2007-02-20 17:20:22 

 5 ans ??? J'aurai jamais le temps !Détails
J'ai toujours pas rendu Rencontre sous la lune que j'ai pourtant écrit aux deux tiers...

Est', qui envoie sa cotisation à la FDEGALB.

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Limie  Ecrire à Limie

2007-02-20 19:28:44 

 FDERDétails
J'adhère toute de suite... Tu m'envois un bon d'inscription? par contre je ne suis pas sure de te le renvoyer à temps...
C'est rassurant de savoir qu'on est pas tout seul à être toujours à la bourre...
En plus, faut être honnête, je suis en congé demain, et comme je pars dans un village reculé de la France où le mot Internet n'est pas encore arrivé... Faudra pas compter sur moi avant... Je préfère ne pas donner de date!

Merci de votre compréhension

Limie, Vouivre nouvellement adhérente à la FDER!

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Narwa Roquen  Ecrire à Narwa Roquen

2007-02-20 19:33:10 

 WA n°10, participationDétails
Innocente, je pensais écrire une historiette, juste pour remplir la consigne, genre synopsis amélioré... C'était compter sans Gatt, le Dieu-Chat, qui m'a poursuivie, pourchassée, traquée, jusqu'à ce que j'écrive l'histoire qu'il voulait... et encore, j'ai dû lui promettre qu'il y aurait une suite! J'ai donc écrit très vite, donc il est possible que vous trouviez ça moins fignolé que d'habitude... Désolée, je cours entre le four et le moulin...

Le Silence de Gatt

Il avait accosté sur une crique déserte, loin du village des pêcheurs, et s’était introduit dans la Citadelle par un passage secret que lui avait enseigné son maître Damiano. Quand il se retrouva dans la ville basse, il s’appuya contre un mur, ferma les yeux. L’émotion intense qui l’envahissait, il pouvait la vivre et la goûter sans qu’ elle le domine. La douceur de la nuit, les odeurs de poisson frit, les pavés inégaux sous ses pieds, toutes ces sensations le comblaient d’une joie immense. Il était revenu ! La vie battait dans son sang, le Flux circulait librement dans son corps, il se sentait plus entier que jamais, et plus que dans la méditation la plus profonde unifié, dissous et vibrant dans le silence de sa ville, Alossia la douce, Alossia la belle, à son coeur la plus précieuse des Sept Cités. Du fond de son enfance ressurgirent les paroles de la vieille ballade :
« Sept Cités en Génovie, sept perles chères au coeur de Gatt... »
Sur cette étroite bande de terre s’étendant d’est en ouest au bord de la Mer du Sud, barrée au nord par l’inaccessible chaîne des Aplages aux neiges éternelles battues de vents violents, elles étaient sept Cités soeurs, identiques et unies, Alossia, Aneglio, Gabendal, Laono, Nioda , Pietra et Remosan. Sept Cités en Génovie, en cet an de grâce 242 après Gatt, avec les mêmes intérêts commerciaux maritimes, la même crainte des pirates, et surtout le même culte du Dieu-Chat, Gatt le Silencieux, culte national, exclusif et obligatoire où tous les chats étaient vénérés, mais plus encore les Chats Sacrés du Temple, intouchables à qui n’était pas Prêtre, sous peine de mort. Sept Cités toutes construites sur le même modèle : une grande enceinte ovalaire, puis la ville basse logeant les commerçants et le petit peuple ; une citadelle, flanquée de quatre tourelles de guet, bâtie sur trois niveaux : le bas pour les militaires, le deuxième pour les Nobles, le plus haut pour Gatt, son Temple, ses Prêtres, ses stèles et ses Chats Stylites. Sept Cités en Génovie, toutes semblables. Et pourtant les yeux bandés, les oreilles bouchées, il eût reconnu Alossia entre toutes, au battement de son propre coeur, au frémissement de sa propre peau : l’esprit peut être abusé, mais le corps est toujours dans la Vérité.
Il se faufila sans bruit par les ruelles désertes, évitant le Guet et la lumière des torches. L’Ombre était son domaine. Sous la cape grise, le corps se mouvait souplement, avec une grâce féline que l’on imaginait plus propice à la danse qu’au combat, même si une grande dague pendait à son flanc gauche. Ses longs cheveux prématurément gris étaient retenus sur sa nuque par une fine cordelette qui pouvait avoir d’autres usages. Il avait un visage osseux, au teint mat, comme sculpté au couteau, le front oblique, le nez fin et droit, les pommettes saillantes, les joues presque creuses. Ses yeux étaient profondément verts, d’un vert sombre, mouvant, abyssal, comme si l’océan s’y était glissé un jour de tempête ; son regard pénétrant donnait le vertige, personne n’avait envie de s’y attarder. Ses lèvres minces, souvent entr’ouvertes, savaient produire toutes sortes de sons étranges, don inné renforcé par des années passées dans l’Ombre et le Secret – à cela rien d’étonnant : il était Greffier.
La Grande Prêtresse l’attendait près du Bassin Sacré. La cérémonie quotidienne des Stylites venait de commencer. Le Stylite du Nord avait quitté sa colonne par un grand escabeau à roulettes amené par les Prêtres, et se délectait d’un repas de viande crue servi sur une assiette d’or. Personne n’avait remarqué la présence du Greffier, jusqu’à ce que le Chat dresse la tête, les oreilles aux aguets, et délaissant la viande, se dirige vers lui en ronronnant. Il s’avança dans la lumière, s’agenouilla, accueillant le Chat qui se lova contre son ventre. Comme tous les Chats Sacrés, il appartenait à une race particulière, entre le siamois et l’abyssin : robe gris foncé à poils ras, tête fine aux grandes oreilles dressées, les yeux d’un vert profond, la queue longue, l’allure élancée, à l’image du Dieu.
« Bienvenue à toi, Valerio le Sage », murmura la Grande Prêtresse Nessia. « Je vois que l’enseignement de Felis a fait de toi un Grand Maître.
- Il n’y a pas de maître sur l’île de la Tartaruga, Mère Nessia ; nous sommes tous des serviteurs de Gatt.
- Il est vrai que tu as hérité d’un Flux peu commun... »
Valerio fronça les sourcils.
« Allons, mon ami, ces dix années au monastère de Felis ont effacé la Honte. Tu as été le Fils Célèbre, mais tu n’en es pas plus responsable que des égarements de ton père. Le Dieu a reconnu ta loyauté, et quiconque en douterait lui ferait insulte. Que le Flux coule en toi ! Nous avons beaucoup de choses à nous dire... »
Aussitôt, utilisant le pouvoir des Grands Maîtres, dénommés pour cela Greffiers, elle se changea en Chat Sacré, et Valerio en fit de même. Le Stylite les suivit dans les profondeurs du Temple. Comme chaque nuit, il allait vagabonder à son gré entre minuit et la fin de la première heure ; avant de remonter sur sa colonne, cependant, il se baignerait longuement dans l’eau tiède du Bassin Sacré. Puis, séché et parfumé par les Prêtres, il reprendrait sa place. Après lui, le même rituel se déroulerait pour les Stylites de l’Est, du Sud et de l’Ouest.


Le Prince Artigano n’arrivait pas à dormir. La nuit était chaude et l’épidémie de dysenterie qui avait frappé ses hommes avait dû faire suspendre les manoeuvres d’entraînement. L’inaction lui pesait. Debout sur son balcon face à la mer, il regardait la lune tracer un long chemin de lumière sur les eaux sombres. Que n’aurait-il donné pour voir se dessiner, dans cette lueur blanche, l’image fugitive d’un trois-mâts inconnu battant pavillon noir... Il aurait sonné l’alerte, la Cité se serait remise à vivre, il y aurait eu un beau combat sur la plage, un combat, enfin... Il soupira. Une impatience frissonnante courut entre ses épaules. Il fit jouer souplement les muscles de son dos nu pour s’en défaire. C’était un fort bel homme, dans la vigueur de sa jeunesse ; de grande taille, les épaules larges, il était doté d’une force physique peu commune, et sa poignée de main pouvait broyer les phalanges d’un insolent. Son visage était avenant. Une tignasse blonde et frisée encadrait un front haut ; le nez aquilin, fort et droit, annonçait le courage et la détermination. Ses yeux plus bleus qu’un ciel d’été faisaient palpiter le coeur des demoiselles. Les joues rondes trahissaient un reste d’enfance, démenti par une puissante mâchoire carrée dont l’agacement faisait saillir les muscles en salves colériques. Sa bouche large aux lèvres charnues semblait faite pour le rire et la ripaille, dont d’ailleurs il ne se privait pas, et si possible en galante compagnie. Son allure, quoique massive, dénotait la fierté de sa race. Pour rien au monde il ne se serait abaissé à courir, estimant que c’était le fait des manants, des chevaux et des chiens. Il avait été élu Chef des Armées par le Conseil des Nobles certes pour sa haute origine mais plus encore pour sa vaillance intrépide au combat ; meneur d’hommes rude mais juste, il conduisait lui-même les troupes à l’assaut et son ardeur aurait fait reculer une armée de démons.
Du fond du silence ponctué par le lointain ressac des vagues, monta le doux murmure d’une chanson fredonnée. Il tendit l’oreille. Cette voix suave à nulle autre pareille, cette manière unique d’enchevêtrer les trilles comme le plus harmonieux des rossignols...
« Quand viendras-tu mon beau guerrier
Toi que mon corps ému réclame
Réveiller le feu dans mon âme
A l’ombre douce du palmier... »
Son coeur se mit à battre plus fort. Sans réfléchir, mû par une impulsion puissante comme un raz de marée, il enfila un pantalon à la va-vite et enjamba la balustrade. Escalader un étage de la Citadelle était un jeu d’enfants, auquel tous les fils de Nobles et de Militaires s’étaient livrés maintes fois dans leur jeunesse, au mépris des interdictions paternelles. Un sourire charmeur éclairait son visage quand sa tête apparut au balcon de Dame Mellina. Celle-ci, lovée dans un grand fauteuil en osier au large dossier rond, était vêtue d’un déshabillé de soie rose qui laissait voir plus qu’il ne cachait.
« Quelle bonne surprise », susurra-t-elle sans le moindre étonnement. « Prenez place, mon Prince. Je vous sers un peu de ma tisane personnelle ? Vous verrez, c’est un enchantement... »
Et tandis qu’elle approchait voluptueusement une coupe de ses lèvres assoiffées, sa main fraîche aux ongles longs se posait telle une patte de chat sur la peau brûlante de son épaule...


Le Prince gémissait dans son sommeil. Elle était tellement belle ! Dans toute la Génovie il n’était pas de femme plus belle que la fille du Conseiller aux Finances d’Alossia. Elle gardait le plus souvent ses cheveux noués en chignon, mais quand ses boucles libérées tombaient en cascades brunes sur ses blanches épaules, le soleil lui-même n’avait de cesse que de la caresser de ses rayons ardents. Sa taille fine et souple, sa gorge généreuse, le galbe gourmand de ses hanches pleines, la fragilité émouvante de ses chevilles gracieuses, son corps tout entier était un émerveillement pour l’oeil et une cause de trouble pour tous les hommes en sa présence. Mais le plus beau de tous ses charmes était sans conteste son visage. Son teint délicat était encore illuminé par l’éclat de ses yeux en amande, dont la couleur indéfinissable variait du gris lumineux des perles sombres à la nuance inquiétante des ciels d’orage ; son nez à peine retroussé lui conférait une touche mutine, alors que ses lèvres naturellement vermeilles évoquaient la pulpe sucrée des baies sauvages. De ses mains longues et graciles elle savait broder, dessiner, écrire. Et quand elle s’accompagnait à la harpe, sa voix enchanteresse pouvait, disait-on, arrêter le cours du Temps.
Un domestique entra, portant le petit déjeuner, et cela suffit à interrompre le rêve. Le Prince se retourna, le dos à la fenêtre, essayant de prolonger le songe par un demi sommeil langoureux. Mais son corps douloureux le rappela à la réalité : il était moulu de courbatures, pas un muscle qui ne fût contracté et sensible, et de plus une tension extrême lui nouait le ventre. Hier... Il se souvenait avoir escaladé la façade de la Citadelle parce qu’un chant délicieux l’avait attiré. Il lui semblait revoir le beau visage de Dame Mellina en dessous de lui, et peut-être une épaule d’albâtre et peut-être... Et puis ? Il ne se souvenait pas d’avoir regagné son lit. Et, par les moustaches de Gatt, il ne se souvenait pas non plus s’il... Par l’enfer des Pirates ! Comment cela était-il possible ?


« Le Conseil des Neuf a été réuni à la demande de la Grande Prêtresse Nessia », commença le Doyen Pancalieri, Voix du Conseil, et comme tel chargé des Relations Intérieures, du Protocole et des Communiqués.
« Mère Nessia, comme vous le voyez, a souhaité inviter à notre table Maître Valerio, de la Tartaruga, qui depuis de longues années a suivi l’enseignement du monastère de Felis, où il a accédé au rang de Greffier. »
Un murmure parcourut la salle où se tenaient les Nobles et les principaux Chefs Militaires. La main de Dame Mellina effleura le genou du Prince Artigano.
« Je suis très surprise », commenta celle-ci d’une voix hostile, «qu’un tel individu ose présenter à notre belle Cité ce visage dont la plupart d’entre nous ne sauraient oublier à quelle triste page de notre histoire il est lié ! »
Nessia se racla la gorge.
« Gente Dame, et vous autres Messeigneurs, celui que Gatt a élu au rang de ses Greffiers ne saurait être soupçonné de...
- Non, de rien ! Jusqu’à ce qu’il trahisse la Cité par soif de pouvoir, comme son père !
- Allons, Mellina », intervint le Conseiller aux Affaires Extérieures Dogliani, assis à la table du Conseil au milieu de ses pairs, «Valerio a fait ses preuves, et encore aujourd’hui il est venu pour...
- Pour nous séduire et ensuite essayer de nous détruire encore une fois ! »
Plusieurs membres du Conseil tentèrent de prendre la parole, mais leur voix fut couverte par le tumulte qui régnait dans la salle. Dame Mellina profita de la confusion pour serrer très fort la main du Prince, qui lui rendit son étreinte complice. Valerio seul restait impassible, le visage parfaitement détendu, le regard posé au loin dans le silence de Gatt, les lèvres entr’ouvertes.
Nessia lui jeta un regard inquiet, puis se leva et soulevant un lourd chandelier, en frappa fortement la table massive.
« Assez ! Que celui qui renie la Foi de Gatt sorte immédiatement et quitte la Cité à tout jamais ! Cet homme est un Greffier de Gatt, et vous allez entendre ce qu’il est venu vous dire ! Huissier, ouvrez les portes : que ceux qui doutent de Gatt s’en aillent ! »
Le silence se fit, personne ne bougea. Nessia se rassit et invita du regard Valerio à parler.
Le Maître promena son regard sur l’assistance et nul n’aurait pu exprimer ce qu’il ressentait. Le seul désir évident était de regarder ailleurs, d’échapper à cette profondeur insondable...
« De Tartaruga je suis venu », entonna-t-il d’une voix grave, à peine modulée, presque absente, « pour vous mettre en garde et vous aider de mon mieux contre le danger qui vous menace. Le monastère de Felis a des contacts dans toute le Génovie, et bien au delà de toutes les Mers du Sud. Plusieurs informateurs nous ont fait part d’une prochaine attaque de pirates, avec des complicités intérieures à la Cité. J’ai été mandaté pour démasquer ces traîtres, et vous aider à organiser votre défense. Vous comprendrez aisément que la réunion du Conseil, dans l’état d’urgence où nous nous trouvons, doive désormais se tenir à huis clos. »
En sortant, Mellina le foudroya du regard, et il le soutint sans un battement de cil ni un frémissement du visage. Au contraire, il laissa longtemps ses yeux verts dans les siens, jusqu’à ce qu’elle lui tourne le dos sèchement.


Dès l’aube la Cité se fit bruyante, pleine de rires et de cris excités, car en ce dernier jour de l’été se tenait la fête de Gatt, grand carnaval où chacun se devait de porter un masque de chat. Jeux, banquets, bals, défilés militaires et surtout la Grande Procession de la statue du Dieu en composaient le programme annuel. Tous les bateaux étaient rentrés au port, car aucun Génovien n’aurait manqué ces réjouissances pour tout l’or du monde, outre que c’eût été une insulte au Dieu absolument impardonnable.
Depuis le matin la foule se pressait aux portes de la ville basse, pêcheurs, villageois des montagnes, montreurs d’ours et colporteurs, venus rendre hommage au Dieu, faire commerce et s’amuser jusqu’à l’aube suivante. La Garde avait été renforcée mais les soldats, sous leurs masques de chats noirs, plaisantaient avec les passants en maugréant contre ces précautions injustifiées.
Vers la dixième heure cependant, les quatre Chats Stylites se levèrent en même temps. Le poil hérissé, la queue tendue, la mâchoire entr’ouverte, ils faisaient face au sud. L’alerte se répandit comme un feu de broussailles sur tout le troisième niveau., éparpillant comme une volée de moineaux effrayés les robes grises des Prêtres et celles, plus claires, des Novices. Nessia frappa dans ses mains, et chacun suspendit sa course, les yeux rivés sur elle. La mer était déserte, et la Cité innocemment joyeuse. Elle se tourna vers Valerio.
« Je ne comprends pas...
- Patience ! L’ennemi est entré dans la Ville, par la porte Sud ; fais prévenir le Prince, mais dans le plus grand secret. Que chaque Prêtre soit armé. La Procession aura lieu, mais nous serons sur nos gardes.
- Il faut fermer les portes ! Il faut faire tomber les masques !
- Non, Nessia. L’ennemi nous croit sans méfiance. Nous nous battrons quand l’heure sera venue. »


Le Prince entra sans frapper dans les appartements de Dame Mellina où celle-ci, debout devant sa psyché, ajustait les plis de sa splendide robe blanche.
« Les Stylites ont donné l’alerte ! Tes hommes vont se faire massacrer !
- Embrasse-moi, mon doux seigneur... Tu as bien choisi tes lieutenants ?
- Comme tu me l’avais dit : les plus jeunes et les plus bêtes. J’ai mis tous les vétérans en congé. Mais les Stylites...
- Fais-moi confiance ! Mon bateau est prêt à appareiller. Pendant la Procession, tu voleras le Trésor de Gatt pendant que mes hommes visiteront le deuxième niveau, et nous nous enfuirons aussitôt. Dans une semaine nous serons en Marsalie, et je serai à toi jusqu’à la fin des temps... »
Le coeur battant, Artigano se pencha sur cette bouche aux lèvres de framboise et l’embrassa.


Pour la Procession, la Statue de Gatt avait été sortie du Temple et arrimée sur le Char. C’était une statue parfaitement simple, en bois peint, représentant de manière épurée le Dieu assis, la queue enroulée autour de ses pattes. La seule note précieuse était constituée par ses yeux, deux grosses émeraudes d’une pureté sans pareille.
Valerio était agenouillé sur le sol près du Bassin Sacré, les yeux fermés, depuis plus d’une heure. Nessia lui mit la main sur l’épaule.
« Nous allons commencer la Procession. »
Il s’inclina, le front à terre, puis ouvrit les yeux et se leva.
« Vas-y. Je reste ici.
- Mais ta place...
- ...est là où Gatt me le demande. Le Trésor restera au Temple, sous ma garde.
- Mais la Tradition...
- La Tradition veut que la Procession se déroule, et que le Trésor de Gatt soit en sécurité. Il n’y a qu’un seul accès au Temple. Je serai devant. La population ne doit pas être mise en danger.
- Je peux faire monter des soldats...
- Non. Tu fais comme d’habitude. Tu laisses quatre Prêtres et un novice. Que le Flux coule en toi.
- Béni soit le Flux », répondit-elle machinalement.


La Procession s’ébranla dans la ville basse à midi juste, parcourant, par un savant tracé, les rues de la périphérie vers le centre, jusqu’à la place Majeure, pour une bénédiction de la foule. Nessia, en tête du cortège, croisa le Prince Artigano, reconnaissable à sa tenue d’apparat malgré son masque noir.
« Tout va bien ? Le Trésor est dans la statue ?
- Non, Valerio le garde au Temple.
- Sage précaution ! Mais sans doute inutile, en ville tout est calme... »
Elle le salua de la tête et le dépassa. Artigano se dirigea vers le Temple. Tout à coup, la vigie située sur la tourelle sud se mit à crier :
« Alerte !Au feu ! La flotte brûle ! »
Un instant la panique sembla gagner la ville, mais le Prince apparut à une fenêtre du deuxième niveau.
« Amiral Dellavia, vingt hommes avec vous et cinquante civils volontaires. Je vous rejoins. »
Au troisième niveau, les Stylites avaient repris la pose d’alarme, le dos hérissé, le regard tourné vers la mer. La fumée qui montait du port ne signait que trop clairement la nature du danger. Valerio exigea le silence autour de lui, et se remit en méditation.
Le Prince Artigano glissa dans ses oreilles deux bouchons de cire en montant lentement l’escalier intérieur vers le Temple. Quelques instants plus tard, un chant étrange, excessivement aigu, s’éleva d’un balcon du deuxième niveau, accompagné par une harpe aux accords arpégés en cascades continues. Mélodieux certes, voluptueux même, ce chant interrompit toute activité dans la Cité, figeant chacun sur place. Dame Mellina venait d’arrêter le Temps.


Silence. Le Silence est l’ultime immédiateté. Le Silence est la Voie du Flux. Celui qui entend le Silence est dans la Joie de Gatt, et le Flux le porte. Le Flux est sans désir, comme la Vie est sans intention.
Comme le chat peut entendre le silence de la souris à travers le vacarme de la ville, ainsi Valerio à travers le chant ensorceleur continua d’entendre le Silence de Gatt. Et quand le Prince se rua sur la porte du Temple, Valerio était sur le seuil, les bras croisés, le regard vibrant, le sourire serein et discrètement narquois. Plaquant contre la porte l’homme qui pourtant ne se défendait pas, Artigano chercha en vain des bouchons de cire dans ses oreilles.
« Ce n’est pas possible ! », hurla-t-il en dégainant son épée, qui se heurta à une dague silencieuse et précise. De rage, il souleva la novice figée près de lui, mit le tranchant de sa lame sur sa gorge et cria :
« Le Trésor, vite, ou je la tue ! »
Les Stylites, sur leurs quatre colonnes, observaient la scène sans frémir.
Valerio, toujours souriant, fit un geste d’apaisement. Il entra dans le Temple et en ramena le simple coffre de bois peint en gris qui renfermait depuis l’aube du Temps de Gatt le célébrissime Trésor. L’ayant posé à terre, il proposa par gestes de l’ouvrir. Le Prince, soldat vaillant habitué aux butins de guerre, acquiesça. Délicatement, Valerio s’agenouilla devant le coffre et en souleva le couvercle. Le coffre était vide. Mais l’ouverture libéra le Silence de Gatt, Trésor parmi les Trésors, et le chant magique ne se fit plus entendre. Le Temps reprit son cours, les Prêtres crièrent et saisirent leurs poignards. Sidéré, ébahi, terrifié, Artigano lâcha son otage et recula d’un pas. Une longue dague effilée s’envola dans les airs, précise et silencieuse, et se planta entre ses deux yeux.
Au deuxième niveau, les pirates aux oreilles bouchées avaient pillé méticuleusement les tiroirs et les coffrets des Nobles, au nez et à la barbe des gardes pétrifiés dans l’immobilité du Temps.
Valerio s’inclina devant les Stylites. Les Chats poussèrent un feulement silencieux et sautèrent à bas de leur colonne. En touchant le sol, ils grandirent instantanément jusqu’à la taille de la statue du Dieu et, monstres gigantesques assoiffés de vengeance, atteignirent en quelques foulées la rampe extérieure vers le deuxième niveau. Quand les gardes se mirent à bouger, les pirates ramassèrent leurs baluchons et s’enfuirent par la rampe extérieure. Ils se trouvèrent nez à nez avec quatre créatures infernales aux allures de chats géants...
Dame Mellina, sur son balcon, ne vit plus de fumée montant du port. En se penchant un peu, elle constata que la Procession avait repris son cours normal. Lâchant la harpe, elle libéra ses oreilles et le Silence de Gatt la frappa comme un coup de fouet. Rapidement, elle bouscula meubles et objets pour simuler une lutte, et saisissant le sac où elle avait rangé ses bijoux, elle s’engouffra dans l’escalier dérobé qui menait directement à la plage.


Les habitants d’Alossia se regardaient, incrédules. Les pavés des rues restaient muets sous leurs pas et sous les roues du Char Sacré, et leurs lèvres formaient des mots qui restaient souffle sans voix. Le Silence intense, épais, absolu, les fit trembler et pâlir. Immobiles, ils tournèrent leurs regards affolés vers le Temple.
Valerio referma le coffre.
« Qu ‘est-ce qui s’est passé ?
- Je ne sais pas !
- C’est le Dieu !
- C’est un miracle !
- Gatt s’est manifesté !
- Béni soit Gatt !
- Regardez là-bas, sur la rampe... »


Sur le fin voilier battant pavillon noir qui l’emportait, Dame Mellina, accoudée au bastingage, regardait s’éloigner les côtes de Génovie. Les dents serrées pour contenir ses larmes de dépit, elle se laissait envahir par le flot tumultueux de ses pensées. Artigano avait dû se faire tuer, ce qui n’était pas plus mal, elle était ainsi libre de ses mouvements, et séduire un riche seigneur, en Marsalie ou ailleurs, serait d’autant plus facile. Le Trésor de Gatt lui avait échappé, mais ce qui la contrariait le plus c’était d’en ignorer encore la teneur.
Enfin ce Greffier, ce Valerio, joli garçon par ailleurs – pas vraiment beau, mais d’un charme félin, d’une souplesse sensuelle... - , elle n’avait pas réussi à le déstabiliser ; pire encore, elle l’avait sous-estimé. C’était bien ce qu’elle se reprochait le plus. Mais comment aurait-elle pu prévoir ( elle en connaissait d’autres, des Greffiers, et leur magie n’avait rien d’exceptionnel), comment aurait-elle pu imaginer un instant que ce maigrichon placide aurait le pouvoir de soulever la mer pour éteindre l’incendie au port, et celui, plus extraordinaire encore, de commander au Silence de Gatt, qui avait annihilé son chant ensorceleur ? Elle avait une grande pratique des philtres et des potions, et pensait maîtriser assez bien la magie des sons, savoirs qu’elle devait en grande partie à sa vieille nourrice créole – paix à son âme. Mais tout son art n’avait été que balbutiements face à cet obscur sorcier aux yeux tellement... dérangeants...
Mellina n’était pas croyante, pas plus en Gatt qu’en aucun autre dieu, même si elle s’était pliée aux règles d’Alossia depuis son enfance. Elle croyait à l’argent, source de pouvoir et de respect, en tout temps et en tout lieu. Elle croyait en elle-même, en sa capacité à survivre aux pires dangers, à rebondir du plus profond de l’adversité pour aboutir à ses fins : le plaisir parce que c’était bon, et le pouvoir parce que c’était grisant.
Avant que le rivage génovien ne soit englouti par l’horizon tranquille, elle concentra son regard et murmura, de toute sa volonté tendue :
« Je reviendrai, Alossia. Je te jure que je reviendrai. »




Narwa Roquen, otage de Gatt
Narwa Roquen, qui apprécie la beauté sous toutes ses formes

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Narwa Roquen  Ecrire à Narwa Roquen

2007-02-22 15:44:35 

 Commentaire Maedhros, ex n°10Détails
Mais c'est vrai qu'il est séduisant, ce bougre! voici donc le portrait de l'Autre, ce castillan blond... pourquoi pas? , avec une petite suite d'histoire.
J'aime bien le procédé qui fait raconter l'histoire par un personnage secondaire (mais restera-t-il secondaire, l'avenir nous le dira); personnellement je ne l'ai jamais fait, mais ça commence à me tenter.
Donc si je compte bien, il nous reste le portrait de la Dame... et la fin de l'histoire! Et le n°11, (et je parie qu'il ne va pas te plaire), et bientôt le Concours... Donc encore plein de choses à lire... Quoi c'est pas écrit? Quoi c'est pas écrit?
Narwa Roquen, qui lit quand elle n'écrit pas et inversement

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Maedhros  Ecrire à Maedhros

2007-02-22 20:32:59 

 Chiche...Détails
Merci pour la constance et la qualité de tes remarques. C'est vraiment très enrichissant de bénéficier d'un feed-back sans concession ( et qui doit le rester!).

Je te prends au mot, cavalière émérite :

- l'exercice 11 : c'est vrai que le thème m'avait paru un peu hors de mes modestes compétences. Mais, en te lisant, je te promets une histoire particulière....mais alors très très particulière. Tu l'as imaginé, et Maedhros l'a fait.

- le concours : pour moi c'est fini, contribution adressée et retouchée. C'est une histoire grand...très grand format...

M

:diable:

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Elemmirë  Ecrire à Elemmirë

2007-02-28 21:34:47 

 Tentative avortée de participation au WA n° 10...Détails
Voilà, après 3 semaines sans la moinre once de début de iota d'idée, après 4 heures à me prendre la tête sur mes très maigres résultats, c'est tout ce que j'ai pu tirer de ma cervelle... Il n'y a pas de travail de rédaction, hein, c'est juste tout ce que j'ai pu faire dire à mes personnages! Je leur en veux, ils me boudent :((((

Le Roi est mourant, et son fils, le Prince, est en passe de se retrouver à la tête d'un Empire bien plus vaste que ses capacités de gestion. C'est un personnage torturé, mal dans sa peau, un peu paranoïaque, archi-angoissé, tout le temps inquiet.
Emma-Lou est arrivée à la Cour avec pour seul objectif de devenir l'épouse du Prince, non pour le Prince, qu'elle méprise et qui n'est qu'un faible instrument de sa réussite, mais pour le Pouvoir.
L' "Autre" s'appelle Destinée, et serait la conseillère du Roi. Mais c'est une ombre, une inconsistance bénéfique, une âme flottante (incarnée en pinceau dans la description du Prince, WA n°9), qui veille sur le Royaume. Elle voue au Prince un amour plein de compassion, d'empathie, protecteur. Elle oeuvre pour le Bien, mais ses méthodes sont parfois discutables: lorsqu'elle a eu connaissance de l'arrivée d'Emma-Lou à la Cour, et que ses dons de télépathie l'ont informée de ses intentions, elle a voulu lui jeter un sort, mais s'est heurtée à une imperméabilité de Dame Emma-Lou; elle a donc choisi de jeter au Prince un sort de cessité, pour au moins gagner du temps avant que le Prince ne tombe amoureux d'Emma-Lou. Depuis, elle s'évertue à insuffler à cette dernière un peu de douceur et de tendresse envers le Prince, mais c'est pas gagné...
Le Prince, enfin, est complètement affolé par Emma-Lou: il ne peut la voir, mais est envoûté par son parfum qu'il sent dans tous les couloirs, sa voix qui résonne dans toutes les pièces, le bruit de ses pas, et les discussions sur ses courbes et ses formes qui nourrissent tout le Palais. Il est donc pris entre son désir ardent de l'épouser (pour que ses mains puissent explorer ce que ses yeux lui interdisent de voir), et ses angoisses de complot et de trahison, d'autant plus importantes qu'elles sont justifiées cette fois...


Voilà!!! C'est le mieux que je puise faire: des personnages, une photographie de la situation, une historique plus que vague... Et après: Le vide! Pas la moindre idée d'intrigue, de scénario, rien!!!!
Snif.......


Elemm', qui rend sa copie "en chantier", très mécontente d'elle...

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Narwa Roquen  Ecrire à Narwa Roquen

2007-03-02 16:54:31 

 Commentaire Elemmirë, ex n°10Détails
Arrête de te flageller ! On peut très bien faire une histoire avec les éléments que tu donnes ! Seulement, tu n’as pas pris le bon chemin... Si tu restes crispée, concentrée, tu es branchée sur le cerveau gauche, tu es fermée ; si tu t’ouvres, si tu es vide, ton cerveau droit vagabonde et il peut recevoir les Muses... Inutile de rester 4 heures devant une feuille blanche ! Occupe tes mains, fais le ménage ou autre chose, chantonne, laisse venir...
Moi je verrais bien quelque chose comme ça :
Le Prince est aveugle de naissance, ce qui renforce ses tendances anxieuses. Le Roi est mourant parce que Emma-Lou l’empoisonne chaque jour en lui offrant des fleurs empoisonnées ; Destinée ( je n’aime pas ce nom : c’est trop impartial, trop indifférent, pour l’instant je l’appellerai D), donc D est la fille d’une Magicienne et d’un Esprit, recueillie en bas âge par feu la Reine, et actuellement chargée de l’Intendance du Château ; elle peut se transformer à loisir ; sa forme humaine est une jeune fille pâle, filiforme, éthérée, diaphane, presque immatérielle, car elle a besoin d’amour pour être présente dans la matière ; si elle en manque, elle devient presque transparente et risque même de disparaître. Elle découvre la manoeuvre d’Emma-Lou et enlève les fleurs jours après jour : le Roi va mieux. Mais elle ne peut pas en parler au Prince, car elle est sa confidente depuis toujours et sachant qu’il est amoureux d’Emma-Lou, il ne la croirait pas. Donc quand le Roi se lève pour aller saluer la foule, Emma-Lou s’apprête à l’assassiner avec une longue épingle à cheveux qu’elle veut lui planter dans le coeur. Mais D rend la vue au Prince, qui voit la scène et se battant avec Emma-Lou, la fait tomber par le balcon (au moins 3 étages). D a beaucoup puisé dans son énergie et elle s’apprête à disparaître ; dans un souffle elle révèle son secret au Prince, qui réalise qu’il a besoin d’elle et le lui dit. Donc le Roi reprend son trône, et le Prince devient de jour en jour moins anxieux et paranoïaque grâce à la belle D, qu’il épouse etc....
Vu comme ça c’est un peu gnan-gnan, mais on va l’enrichir par la présentation. D’abord un prologue, où on va expliquer la situation et mettre toutes les info qu’on aura du mal à caser après (peut-être on réécrira le prologue après le reste). Puis on va faire un récit à trois voix, Emma-Lou, D puis le Prince, et c’est là que vient l’idée du titre, qui fera référence au chiffre trois, soit en musique, genre sonate pour piano et cordes (violon, violoncelle), soit en peinture, avec trois couleurs ou trois éléments d’un dessin, par ex « trait, ombre et lumière », ou quelque chose comme ça.
Maintenant, plus intéressant, comment c’est venu. Au départ on avait un roi mourant, un prince inefficace, une très méchante et une gentille un peu démunie ; ça faisait trop de négatif, et à moins d’un deus ex machina (à éviter quand on peut), on allait dans le mur. Donc le roi devait vivre, d’où l’idée du poison ; puis il fallait que le prince ait un lien avec la gentille (là depuis toujours, confidente), d’autant plus facile s’il était aveugle de naissance. Démasquer la vilaine, bon, donc petit coup de magie de la gentille, à qui il fallait une faiblesse pour valoriser le prince, d’où le côté immatériel, et ça intégrait le pinceau. Un happy end, et youpi...
Temps de réflexion : 3 x 15 minutes, sans écrire, en conduisant, en faisant brouter le cheval, et en faisant la vaisselle. En 45 min d’affilée je n’aurais pas pu, parce que les idées c’est comme le thé, faut que ça infuse.
J’espère avoir éclairé ta lanterne...
Narwa Roquen, qui préfère le thé au café

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Estellanara  Ecrire à Estellanara

2007-03-02 17:27:01 

 En faisant brouter le cheval ?Détails
Really ??

Est', curieuse admirative.

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Narwa Roquen  Ecrire à Narwa Roquen

2007-03-02 18:44:55 

 Sic!Détails
Quand j'ai fini de la travailler ( ma jument), je l'emmène brouter; et pendant ce temps, mon esprit vagabonde, et c'est là que les idées me viennent le mieux. Alors quand le temps est trop mauvais, je suis en panne d'inspiration...
Narwa Roquen,vivement l'été!

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Elemmirë  Ecrire à Elemmirë

2007-03-02 18:57:31 

 Hum...Détails
Je dois avoir du mal à contrôler quel cerveau travaille... Mais bon, je crois que c'est "chacun son truc", comme on dit! Si je propose un exercice de dessin, j'aurais beau vous dire "laissez parler votre cerveau gauche", si ça vient pas, ça vient pas... Bon ben moi, les scénar, ça vient pas... Ton idée est bonne, mais moi ça ne me serait jamais venu, même si c'est "logique" qu'il fallait de la magie pour que tous ces éléments mauvais soient réversibles. Cela dit, moi, Destinée, j'y tiens... Je sais pas pourquoi, mais j'y tiens!!! ^^

Elemm', photographe, oui, scénariste, non... :(

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Limie  Ecrire à Limie

2007-03-03 16:23:07 

 Désolée, c'est incompletDétails
« Le vent soufflait doucement ses baisers de mort entre les arbres de la forêt. Les cadavres se mêlaient au rivage, faisant apparaître un monticule de chair.
Ce monde n’existait déjà plus, il disparaissant de l’espace temps pour ne plus qu’être un grain de sable dans cette destinée si peu réjouissante...
Maëline revenait de son tour de garde, elle, la fière reine de ce pays dévasté par le baiser du Drolcolm.
Son fidèle destrier expulsait de ses naseaux une brume fétide. Elle jouissait de son nouveau pouvoir comme autrefois elle jouissait du plaisir de la chair.
C’était avant... Avant quand son regard osa se poser sur Eiduin, l’homme de l’ombre, l’homme loup des sombres forêts de Belferâtre.
Elle n’aurait jamais dû l’aimer, depuis tout n’était que chaos !

Les soleils de Fertarie ne diffusaient plus qu’un semblant de luminosité. Le froid était présent depuis déjà quatre soleils complets... Elle n’aurait pas dû aimer...

Tout commença par la venue de l’étranger, Bertrand. Drôle de prénom que cet humain, comme il aimait à se décrire, portait. Il disait être venu d’un monde appelé Terre, mais ici, même les anciens ne connaissaient pas ce nom. Il avait voulu se rendre utile envers le peuple de Maëline, être présent pour les défendre d’une éventuelle attaque de son propre peuple. Il disait que les siens avaient découvert un vortex qui leur permettrait prochainement de venir conquérir ce monde si paisible.
On lui demanda des preuves, il en donna en montrant des armes que son peuple possédait, il alla même jusqu’à proposer une démonstration. On lui amena Ristorëlle, jeune femelle Belferâtre, donc de moindre importance.
Il fit sa démonstration... On l’applaudît, mais on le haït aussi. Le peuple brimé des Belferâtre se sentit une fois de plus humilié et déclencha une guerre civile.
Maëline et Bertrand se rapprochèrent l’un de l’autre, afin de combiner leur force destructive. Le peuple des Belferâtre devait disparaître !!
...

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Narwa Roquen  Ecrire à Narwa Roquen

2007-03-05 18:10:41 

 Commentaire Limie, ex n°10Détails
Arrête de t'excuser d'exister! Comme disait mon ami Cyrano:
"Mon petit,
Sois satisfait des fleurs, des fruits, même des feuilles,
Si c'est dans ton jardin à toi que tu les cueilles"

Ceci dit j'ai un peu de mal à faire le lien entre ce texte et le n°9; normalement on devait reprendre les descriptions du 9 pour les insérer dans le 10...
Je suppose qu'il y aura une suite à ce texte, pour éclairer notre lanterne. Pour l'instant, on a bien trois personnages, Maëline, Eiduin et Bertrand, mais on ne sait pas bien qui fait quoi, qui est gentil, qui est méchant... Le peuple de Belferâtre doit disparaître, mais on ne sait pas pourquoi, et pourquoi Maëline prend des tours de garde si elle est méchante... Je suis dans le noir, un peu de lumière, s'il te plaît! Vivement la suite!
Narwa Roquen, qui regarde pousser ses graines d'auteur

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Zogrot  Ecrire à Zogrot

2007-03-05 19:58:48 

 Trucs et astuces.Détails
*Attention, mechanceté gratuite*

Ben, suffit de pencher la tête pour mettre les neurones en contact...

*fin de la méchanceté gratuite*

Et vous avez un truc pour apprendre a écrire? Parce que j'ai des idées mais elle refusent de sortir en voyant la médiocrité de mes (non)talents d'écrivain...
C'est pas pasque chui vert que chui pas mur.

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Estellanara  Ecrire à Estellanara

2007-03-06 18:10:47 

 Facile !Détails
T'as qu'à jouer à la WA, ça va venir vite !

Est', hihihi !

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Limie  Ecrire à Limie

2007-03-07 07:04:31 

 ...Détails
bon, on peut pas dire que je n'avais pas prévenu, mais il est clair que je suis plus faite pour lire plutôt qu'écrire...
et je te rassure, si tu es dans le noir, je le suis aussi... Je n'arrive pas à mettre toutes les idées qui se bousculent dans ma tête dans des mots qui parleraient aux autres...
Je vais essayer de reprendre tout ça pour délayer toutes ses idées.
par contre, là je serai vraiment vraiment vraiment en retard!!

Limie, une vouivre qui n'arrive pas à s'exprimer

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z653z  Ecrire à z653z

2007-03-20 17:15:37 

 méthode que je n'utilise pas car mes phrases...Détails
...même si elles sont médiocres arrivent seules au bout du stylo/clavier.
Tu peux essayer de mettre les idées et les bouts de phrases sur un brouillon pour permettre à ton cerveau de moins y penser et de plus penser aux liens qui pourraient naitre entre eux.

z653z espère avoir été pas trop obscur :)

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Elemmirë  Ecrire à Elemmirë

2007-03-20 17:25:31 

 Oui mais!!Détails
L'esprit protestataire de la boudeuse qui n'y arrive pas...
Peut-être aussi tout simplement que le talent scénaristique, ça ne s'apprend pas, et qu'on est génie ou on ne l'est pas. M'en fous, je suis géniale dans d'autres domaines! :D

Elemm', relativiste relativement convaincue de ce qu'elle dit :)

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Netra  Ecrire à Netra

2007-03-20 19:49:27 

 Proteste, proteste, Elemm' Détails
C'est pour ça qu'on t'aime ^^

Oui je sais ce message ne servait à rien, eh ben tant pis, na :p
MorgaNetra, sauf que c'est en racontant qu'on apprend à raconter

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Elemmirë  Ecrire à Elemmirë

2007-03-20 22:00:46 

 A rien?Détails
Que nenni!
Les déclarations d'amour (au sens large) à mon encontre ne servent jamais à rien, elles me ravissent :D
Je continuerai donc à râler, Groumpf, Greuh et Arfff, Scrogneugneu, Grumbbbll et Grrrr!!!!!

Elemm', qui vous aime aussi :)

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Estellanara  Ecrire à Estellanara

2007-06-14 18:06:30 

 Exercice 10 : Limie => CommentaireDétails
Il y a quelques maladresses de style sans gravité au début. Pour éviter ce problème, je me fais relire par mon orc ! L’histoire commence bien mais et la suite ?! De la psychologie, de la jalousie, de la haine, de la passion ! Un ptit duel, tiens, ça pourrait le faire aussi. Et puis, la confrontation brutale de la magie et de la technologie. J’attends la suite.

Est', lectrice professionnelle.

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Estellanara  Ecrire à Estellanara

2007-06-14 18:08:31 

 Exercice 10 : Elemmire => CommentaireDétails
Ben, ça promet bien cette histoire. Encore un triangle amoureux comme on les aime. Tu es sûre que tu ne veux pas l’écrire ? *bat des paupières*
Cool que Emma-Lou soit mal intentionnée. Ca va la rendre encore plus sexy, c’est sûr...

Est', enthousiaste.

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Elemmirë  Ecrire à Elemmirë

2007-06-14 19:32:47 

 Suivi du dossier! Merci Est'Détails
Grâce à Est' (que je remercie au passage de s'attaquer à la tâche ardue du commentaire en reprenant au début), on fait un petit retour sur les participations passées...
Mais dis-moi, ma chère vouivre, croyais-tu donc que l'incomplétude de ton texte serait oubliée? Hé hé hé. Bon, d'accord, on a failli, noyés que nous sommes sous les idées qui pullullent de tous les côtés de ce forum. Mais puisqu'on y revient, j'insiste: Limie, au boulot, donne-nous la suite de cette aventure! Ne nous laisse pas avec toutes ces questions, je suis certaine que tu es capable de faire de bonnes choses (et en plus, je suis aussi sûre que tu en meurs d'envie, derrière ton écran de timidité!). Range donc la peur de déplaire dans un tiroir, mets-toi à l'ouvrage, et sache que nous apprécierons forcément l'effort fait. Et puis, moi, je veux la suite....

Elemm', qui sort ses ponpons pour crier "Limie! Limie! Limie!"

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Estellanara  Ecrire à Estellanara

2007-06-18 17:12:42 

 Exercice 10 : Narwa Roquen => CommentaireDétails
Le rituel des chats sacrés est original et contribue, avec les formules consacrées échangées entre les prêtres à rendre crédible cette religion. Les personnages s’éloignent du stéréotype initial avec élégance et réalisme. La belle princesse devient une chipie manipulatrice et le prince musclé un esprit faible et puéril. Le complot est introduit efficacement. Tiens, ça marche vraiment la harpe de Mellina ?? J’ai regretté le caractère précipité de la fin. La description de la transformation des chats et leurs actions auraient pu être plus détaillées, de même que les combats dans la ville. Du coup, la nouvelle est un peu déséquilibrée, avec son introduction précise des lieux et personnages et sa fin rapide. Le temps t’a-t-il manqué ?

Est', qui s'y remet

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Estellanara  Ecrire à Estellanara

2007-06-18 17:14:14 

 Exercice 10 : Maedhros => CommentaireDétails
« Les choses derrière les choses » ... « les plans derrière les plans »... est-ce moi ou ai-je encore senti quelque fragrance d’Epice ? J’aime bien le personnage du bioffon, qui a la langue fort habile. Mais où est la suite ???

Est', hop !

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Maedhros  Ecrire à Maedhros

2007-06-18 19:43:26 

 Tempus fugit...Détails
Làs, nul ne remonte impunément le cours impétueux de la WA...sauf peut-être Pâris, mais ceci a déjà été raconté il y a si longtemps!

M

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Onirian  Ecrire à Onirian

2009-02-11 11:16:31 

 WA-Exercice 10 - Contre emploisDétails
Après bien du retard, voici finalement la suite de la wa précédente.
Voici donc la suite et fin des

Lettres assassines.

---

Maître assassin,
En vertu du code d'honneur de votre Guilde, je me permets de vous soumettre une requête pour le moins inhabituelle. Sous couvert d'un voyage diplomatique dans les forêts du nord, je projette en réalité de me rendre dans un lieu dont je tairais le nom, afin de contacter une demi-Meiati et d'en faire mon épouse. Pour des raisons de discrétion, mes serviteurs ne pourront hélas pas survivre à ce voyage, mais je saurai gérer seul cet aspect.
Le but avoué de ce voyage est de canaliser l'indéniable pouvoir de séduction de cette créature pour qu'elle puisse m'aider par la suite à... négocier, que ce soit avec mes propres nobles, ou les souverains voisins qui ne manqueront pas d'accourir pour admirer cette dame si belle qu'elle en éclipse la lune. Le fait qu'elle possède une part de sang humain la rendra d'autant plus difficile à authentifier pour ce qu'elle est réellement, un démon. Je sais déjà que la cours toute entière enviera la beauté inégalée de ma compagne, ainsi que l'incroyable sagesse de ses paroles... Les idiots.
Cependant, tout pouvoir à un prix et celui que je vise ne déroge pas à la règle, bien au contraire. Je m'entraine depuis plusieurs mois déjà pour fortifier ma volonté et être capable de résister lorsque le jour sera venu, mais je crains d'échouer malgré tout. C'est dans ce cas, et ce cas seulement que vous interviendrez. Observez-moi, et observez-là. Faites moi interroger par quelqu'un dont j'ignore tout, et s'il s'avère que mon esprit est sous emprise, tuez la meiati. Si cela ne suffit pas à me libérer, tuez-moi également. Mon père vit encore, et si mon jeune frère est toujours resté dans mon ombre, il fera cependant un meilleur roi qu'un prince soumis. Votre prix sera le mien et, vu la nature particulière de la demande, payé d'avance.
Tel est l'objet du contrat. Si vous le refusez, qu'il n'ait jamais existé, si vous l'acceptez, que nul ne puisse le rompre sinon la mort elle-même.

Prince Lani.

* * *


A l'heure et au lieu convenu, se trouvait cette lettre, écrite de la main du prince lui-même et probablement déposée là par mon maître. Je regarde désormais presque avec dégout la fascination qu'a exercé sur moi Dame Alenista, et pourtant je reste incapable d'effacer complètement son image de ma mémoire. Le dernier contrat d'un apprenti est souvent choisi pour être particulier. La dernière leçon en quelque sorte, plus violent, plus difficile où plus personnel... Cher maître, le message est clair ; le discernement comme première arme. Je m'en souviendrai.

* * *


Je vais mourir. Il m'attendait. J'ai écris il y a à peine un quart d'heure, que je saurai faire preuve de discernement, quel imbécile, s'il vous plait, pardonnez-moi maître...
L'idée me semblait osée, mais m'avait séduite par son panache. Aller voir le prince à visage découvert, lui dire qui j'étais et sentir sa réaction ; un assassin devient toujours un peu empathe avec sa victime. Je me suis donc introduit dans sa chambre, il était seul mais m'a sauté dessus dague à la main, en criant qu'il ne me laisserait pas tuer son amour. Mais la colère, si forte soit-elle ne peut pas vaincre trois ans de reflexes appris patiemment, méthodiquement. Un pas de coté, j'accompagne le déséquilibre de mon assaillant, et j'entends un terrifiant craquement au moment ou il touche le sol. Il s'est mal reçu, nuque brisée, mort sur le coup. Je sens une onde glacée me parcourir, je l'ai tué avant d'en avoir le droit... quel acte odieux... Je me sens comme un vulgaire meurtrier, sale et abject. Trois ans... pour en arriver là.
J'ai allongé le corps inerte du prince sur son lit, une enveloppe contenant mon testament pour lui posée sur son torse. J'ai continué ma lettre et j'attends sa dame.

* * *


Je vais écrire ce qui vient de se passer, aussi fidèlement que je le peux, au vu de mon esprit engourdi par les drogues.
Une minute, ou peut-être une heure après les lignes précédentes, cela n'a pas d'importance, elle est arrivée.
Sublime, parfaite.
Elle remarqué le corps, elle m'a vu et m'a sourit.
- Ainsi donc, tu es l'assassin ? Il m'avait prévenu que tu viendrais nous rendre visite.
Par Kaena, mon temps en ce monde est quasiment écoulé, mais même dans mes prochaines vies, je crois que je continuerai d'entendre les accents mélodieux de cette voix. Elle poursuivit :
- Il est trop tard, tu le sais bien n'est-ce pas ? Tu es déjà sous mon emprise. Il m'a fallu beaucoup de maitrise pour me retenir, là-bas dans la grande salle, mais nous sommes seuls... tu sens le désir monter en toi ? Et vois, je n'ai qu'à appeler la garde, mimer la veuve éplorée, crier à l'assassin, et je deviendrai reine, car tel est le testament du prince, je m'en suis assurée.
Rien ne prépare à lutter contre la beauté. Rien... mais l'esprit des assassins... mon esprit, est fuyant. Nous nous entrainons beaucoup pour cela. Pour qu'a l'heure de la présentation à Delvë, la dame du passage, nous puissions la regarder en face, et assumer nos actes. Je ne sais comment expliquer cela, c'est une façon décalée de voir, de ressentir le monde, de côtoyer la mort. Une vision consciente qui fait que nous ne sommes pas, et ne seront jamais de pitoyables meurtriers, mais des assassins connaissant le prix exact de chaque vie.
- Tu... tu me sous-estimes Meiati. Tu es déjà plus précieuse que ma vie, je te le concède, mais je te tuerai, car tel est mon contrat, ai-je soufflé.
- Et je connais au moins deux manières d'achever ce genre de pacte, Assassin. Par la mort de la victime, moi, ou par celle de son bourreau, toi. Et je crois que je vais choisir la seconde solution...
Elle s'est alors approchée de moi, lentement, lascivement... Ses mains ont fouillé mes poches, m'ont caressé..., j'en ai gémit d'extase je crois. Elle a fini par trouver ce qu'elle cherchait. Une petite fiole de poison-paix, un poison lent et indolore qui vous fait sombrer dans le sommeil éternel. Elle s'est approchée de mon oreille et m'a murmuré...
- Boirais-tu ceci pour moi ?
- Je...
Délicatement, elle à déposé quelques gouttes sur ma langue. Signant ainsi ma fin, et je ne pouvais qu'être heureux qu'elle se soit autant approchée de moi... me délectant malgré moi de chacune de ses attentions funestes
- Je crois que ma victoire est totale, non ? J'arrive trouvant mon prince mort, et son assassin, rongé de remord, buvant à son tour un breuvage réputé apporter la paix de l'âme... Il me restera quelques larmes à verser, un roi ou un prince à tuer peut-être, et presque sans rien faire, je serai devenu reine d'un pays que je promets à un grand avenir.
Envouté, je tentais cependant de rassembler mes esprits... il me restait quelque chose à faire... un avertissement...
- Je... non... la lettre sur le torse du prince... son testament... il dit... elle explique qui vous êtes... vous serez chassée...
- Ah oui ? Vraiment ? Voyons cela, j'ai toujours aimé les belles histoires...
Elle s'est éloignée de moi lentement, à pas mesuré, ses mains voluptueuses ont pris le testament du prince, ses doigts longs et fins l'ont décacheté puis ses yeux émeraudes l'ont lu, réduisant ainsi leur étreinte sur ma volonté.
Je ne sais comment, j'ai trouvé la force d'avaler le contenu d'une autre fiole, la dernière chance. Un poison aussi radical que le premier, mais qui possède comme effet secondaire d'accorder une heure d'éveil complet, même au plus faible des malades avant que le coeur ne rende les armes.
Je me condamnais une seconde fois, mais cela m'a permis de coucher ces mots sur ce parchemin. Il ne me reste désormais plus que quelques instants avant de rejoindre Delvë et payer pour mon crime.
Maître pardonnez moi une ultime fois. J'ai levé les protections sur mes parchemins afin que chacun puisse les lire. Gardez les précieusement, qu'ils soient le fidèle reflet de mon passage et une leçon pour votre futur apprenti.

Le lettré, Apprenti-assassin.

* * *


Chère Dame Alenista,
Moi, le lettré, de mon véritable nom Erdan Meliran, vient de vous tuer. J'ai oté la vie du prince avant la votre, et par la même j'ai échoué dans le contrat qu'il m'avait passé. Dans ma guilde, ce crime mérite la mort et au moment ou vous lirez ces lignes vous aurez probablement déjà exécuté la sentence.
Cependant, il y a une partie du contrat que je peux malgré tout achever. Ce parchemin est enduit du poison le plus rare et le plus mortel que je connaisse, un simple contact cutané tue en exactement trois minutes, ne laissant aucune marque visible sur la peau. Cela vous laisse le choix de partir en reine, en vous allongeant à coté de votre prince, ou en démone, fuyant une mort certaine dans les couloirs d'un château qui ne sera jamais le vôtre.
Je remercie les dieux de m'avoir permis de contempler une beauté telle que la votre avant de trépasser.

Erdan Meliran dit Le lettré, Assassin.

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ps : les personnages, et notamment l'assassin sa vision de la guilde sont directement tiré de la guilde des assassins d'Ar'Thard sur Oneira.
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Onirian, qui a tué ses beaux personnages.

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