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 Répondre à : WA 127 : participation partie 2/3 
De : Estellanara  Ecrire à <a class=sign href=\'../faeriens/?ID=69\'>Estellanara</a>
Page web : http://estellanara.deviantart.com/
Date : Lundi 22 aout 2016 à 12:48:32
Deuxième partie !!

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Ses pas sans but le mènent en des tunnels obscurs,
Parmi les forêts pétrifiées.
Des putrides abîmes et des flammes il n'a cure :
Elle est dans toutes ses pensées.

Son esprit en est plein, en déborde, en éclate.
Fleur fragile au parfum soyeux,
Sa gorge était si pâle et sa lèvre écarlate.
Il la voit en fermant les yeux :

Si satinée sa peau, si douces ses prunelles,
Un lys au nectar capiteux.
Sans nulle retenue, il s'est enivré d'elle;
Dans ses bras il était heureux.

La tiédeur de son sein, ses hanches de velours,
Ses mains en sont encore emplies.
Candide, elle lui a donné tout son amour;
Il y tenait plus qu'à la vie.

Rêveur, il se souvient, quand elle se cambrait,
Qu'elle soufflait dans un murmure,
Son véritable nom, qu'il lui avait confié;
Chers souvenirs d'une joie pure.

Elle était une source de fraîche innocence
A laquelle il s'est abreuvé,
Dont douloureusement il déplore l'absence;
Dans cette source il s'est noyé.

Lui, le vil séducteur, est devenu séduit,
Il a aimé cette mortelle;
Dès lors, avec ardeur, il guettait chaque nuit
Pour venir visiter sa belle.

En quatre millénaires, il n'avait jamais eu
En aucun humain la confiance
De révéler les cornes et les sabots fourchus
De sa véritable apparence.

Il rugit et son cri résonne entre les voûtes :
"Bien aimée, tu n'as pas frémi
A cette vue funeste et impie entre toutes !
Ô bien aimée, tu m'as souri.

Bien aimée, autour de ma vermeille poitrine
Tes bras si blancs se sont noués
Bien aimée, embrasé d'une fièvre divine
Je t'ai promis l'éternité !"

Affligé il reprend sa monotone errance
Parmi les décors infernaux :
Geôles et tourmenteurs, hurlements de souffrance
Et l'Achéron aux bistres eaux.

Solitude glacée des fournaises soufrées,
Où s'alignent mille chaudrons,
Là mijotent sans fin, pauvres âmes damnées,
Les coupables de trahison.

Un souvenir survient et les images arrivent :
Les poings brandis, le peuple hurlant,
Le brasier rougeoyant que le bourreau avive
Dans la pénombre du couchant.

Un cri qui s'effiloche, et qui s'évanouit,
Comme le vent du soir l’entraîne,
Dernier lambeau ténu d'une vie qui s'enfuit,
Trop tôt détruite par la haine.

Couronnée de fumée, auréolée de feu
La tête de la suppliciée
Retombe mollement, en lâchant vers les cieux
Des escarbilles calcinées.

L'ignoble puanteur de la chair consumée,
Insoutenable, le saisit;
Il fixe cette chair si tendrement aimée
Et en reste un instant transi.

Les villageois cruels, tout à leur joie féroce,
Acclament haut et fort le bûcher,
Faciès transfigurés par le spectacle atroce,
L'horreur qu'il n'a pu empêcher.

Se peut-il qu'un manant ait vu les amoureux ?
Cela semble bien improbable.
Mais en réalité cela importe peu :
Etant née femme elle est coupable.

Est', qui va y arriver un jour à finir ce texte.

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