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De : Estellanara ![]() Page web : http://estellanara.deviantart.com/ Date : Mercredi 29 octobre 2003 à 12:26:09 | ||
Effectivement, il est important que l'analyste soit lui même analysé afin de ne pas superposer ses propres névroses à celles du patient. Je dirais même que la vocation de l'analyste est simplement d'aider le patient à se connaitre, à se souvenir et à se comprendre. A lui de faire le reste du chemin. Il n'y a à mon sens nécessité de soin que quand il y a souffrance du patient ou danger pour les autres. Si un patient se porte très bien et ne nuit pas malgrès ses névroses, pourquoi le soigner? Je ne voulais pas dire qu'un humain avait besoin de névroses pour construire sa personnalité mais bien que l'apparition de névroses durant cette construction est inévitable. C'est du moins mon expérience. Oui, je crois aussi que la personnalité est la résultante des expériences vécues. Et justement, il y en aura toujours qui seront des traumatismes, même mineurs. "Accepter toutes nos expériences"... C'est une idée très intéressante. Il est vrai que beaucoup de problèmes psychologiques trouveraient leur source dans un refus de situations ou de besoins, dans une négation de la réalité, dans un enfouissement de souvenirs trop douloureux. Mais d'un autre côté, n'est-ce pas le refus d'accepter le malheur qui donne la force de lutter et de se dépasser? N'est-ce pas le refus de nos difficultés et imperfections qui nous pousse à devenir meilleurs? La normalité, comme la beauté, semblent effectivement très subjectives. Je parlais de la normalité comme dans la phrase "cette personne n'est pas normale". La meilleure définition que j'ai trouvé de ce terme est que la normalité serait la moyenne. Etre normal serait alors être comme les autres. Triste, non? Estellanara, mytho, schyzo et psycho sont dans un bateau... Ce message a été lu 6383 fois | ||
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