Le soleil n'aiguise plus sa course sur la plaine
Présageant dans le ciel, le déclin de l'été,
Et l'étendue morose des nuages qui se traînent
Dicte à l'âme sa tristesse et l'ombre des regrets...
Quelques rêts seulement capricieux, insolents,
Parent de leurs frusques ici ou là, un lieu
Et les éructations disgracieuses du vent
Ont évincés la brise, faisant poindre l'adieu...
Mais la crainte accrochée aux portes de l'automne
Des pluies aux tiges molles, des morsures du temps,
C'est déjà la promesse d'une escale monotone
Où le poète s'exile pour mieux vivre l'instant...
L'arrière-saison parfois, comme un été indien
Ravit notre regard, apaisant la pensée,
Et se gonflant d'espoir à chaque lendemain,
Va offrir sa palette à la plume ranimée...
La métamorphose des jours grave la mémoire
De qui peut s'étonner d'un été qui s'enfuit,
Tandis que les enfants, insouciants, vont s'asseoir
Sur les bancs de l'école pour apprendre la vie

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signifie que la participation est un Texte.
signifie que la participation contient un Dessin. le 01-06-2007 à 12h23 | Ce matin aux couleurs de l’été indien | |
| Le thème est classique mais les mots sont bien choisis. Dommage que la rythmique irrégulière gâche quelque peu ces jolis vers. Un poète à suivre… | ||
le 12-04-2007 à 15h40 | Pas mal du tout ^^ | |
| Les mots sont jolis, bien choisis et ça chante. Le manque de rythme est sans doute volontaire et, vu le propos, ne défigure pas le poème. La strophe unique, quoique massive, se comprend de même et la chute des deux derniers vers et interressante (quoique le jour où l'on apprendra la vie à l'école, appelez-moi je veux voir ça ^^ ) Je regrette qu'elle ne soit justement pas davantage marquée, soit pa... | ||